La compagnie maritime japonaise, qui clôture son exercice 2019 fin mars, revoit à la baisse ses prévisions en raison de pertes extraordinaires

Mitsui O.S.K. Lines pourrait avoir quelques peines à récupérer une partie d’un prêt que sa filiale MOL Bridge Finance S.A. a octroyé au propriétaire et opérateur de vracs secs Gearbulk Holding AG. En raison d’un retard de recouvrement important, MOL prévoit une perte extraordinaire de 146 M$. Au-delà, MOL justifie ses états financiers par un « marché continuellement en stagnation en raison de l'impact du nouveau coronavirus, entre autres facteurs ».

En ce qui concerne les contrats d'affrètement de porte-conteneurs à ONE, MOL prévoit d'enregistrer une nouvelle perte liée à la restructuration des activités de 75 M$ en raison de l'évolution des taux d'affrètement et des coûts des navires. La prévision du dividende de fin d'année (35 ¥ par action), annoncé le 31 janvier 2020, reste inchangée.

ONE avait enregistré une perte nette de 96 M$ au quatrième trimestre se terminant le 31 mars 2019. Les trois compagnies du consortium avaient alors toutes fait valoir qu'elles retrouveraient un niveau comparable à celui qu'elles avaient avant intégration. Rien n’est moins sûr, étant donné l’extrême interdépendance entre les économies asiatiques. 

La fusion des trois plus grands armateurs nippons devait générer des synergies de coûts (premier objectif recherché par ce rapprochement) permettant de dégager quelque 440 M$ dès la première année. Elle s’était soldée donc par un déficit deux fois supérieur aux bénéfices estimés, ne se sont pas privés de commenter les analystes financiers.

La rédaction

One : Premiers résultats trimestriels bénéficiaires depuis la fusion ​

 Mol, NYK et K Line​ : L'intégration qui coûte cher