Les Grands Ports maritimes français sont de nouveau visés ce 6 février par une opération « ports morts » à l’appel de la FNPD-CGT pour 24 heures. Elle consacre le 14e jour de « ports morts », depuis le 5 décembre. Le secrétaire d’État aux transports Jean-Baptiste Djebbari, qui devait se rendre ce matin à Marseille au salon Euromaritime, a annulé son déplacement pour cette raison. 

C’est reparti pour une nouvelle opération « ports morts ». Les opposants à la réforme des retraites sont de nouveau appelés à faire grève et à manifester partout en France à partir de 13h30 à Paris. Dans les ports, une nouvelle opération « ports morts » a aussi été déclarée par la CGT Ports et Docks. La dernière opération de ce type – trois jours fin janvier – avait été assez massivement suivie. Premier effet, le secrétaire d’État aux transports Jean-Baptiste Djebbari, qui devait se rendre ce matin à Marseille au salon Euromaritime, a annulé son déplacement. 

Pour rappel, selon la comptabilité établie par les professionnels, 227 escales ont été retardées ou annulées  en décembre, dans les ports d’Haropa, sur l’axe Seine, dont 91 escales de porte-conteneurs. Au Havre, ce sont ainsi 200 000 EVP qui manquent et qui ont été pour la plupart déroutés sur Anvers ou Dunkerque. Pendant les seuls trois jours de grève du 14 au 16 janvier, 21 escales de porte-conteneurs sur 25 ont été annulées. 
À Marseille, selon l’UMPF cité par L’Antenne, ce sont plus de 100 M€ de pertes estimées en décembre pour le port : - 21,5 % à l’import et - 25 % à l’export, - 26,5 % d’escales de porte-conteneurs, - 20 % sur les vracs liquides. Douze escales de croisières ont été annulées et près de 40 000 passagers concernés, déroutés vers d’autres ports, en Espagne ou en Italie. 

La rédaction