En situation financière délicate, le 10e transporteur maritime de conteneurs, avec 1,6 % de capacités mondiales (387 443 EVP) doit gérer la restructuration de ses dettes auprès de ses créanciers. 

Cela fait plusieurs mois que la compagnie de Singapour Pacific International Lines alimente les spéculations sur une probable défaillance. Ces dernières semaines, l’entreprise s’est délestée de quelques actifs – participations (60 % dans Pacific Direct Line) et navires (vente de six des douze navires de 11 923 EVP). Elle avait auparavant pris des décisions commerciales radicales (retrait du marché Asie-Amérique du Nord à partir de fin mars). Autant d’éléments qui ont eu tendance à donner raison aux analystes qui scrutent le moindre de ses mouvements. 

Singamas, dont PIL détient 44 % du capital, a enregistré 147,4 M$ de créances commerciales dues par son actionnaire, dont la plupart sont en retard. Le fabricant de conteneurs a annoncé à la bourse de Hong Kong le 23 mars qu'il était en discussion avec PIL sur une proposition d'accord de remboursement et qu'il s'attendait à un impayé de 10 M$. PIL a reconnu être en contractualisation avec d’autres créanciers pour des remboursement de dettes similaires.

Le transporteur est par ailleurs engagé dans un programme d’équipement en scrubbers de 42 unités de sa flotte (15 navires dotés à ce jour selon les registres d'Alphaliner). La compagnie compte avoir totalement achevé ce programme fin 2020.

La rédaction

PIL se déleste de quelques actifs