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La société de biotechnologie suédoise I-Tech AB a fait appel au groupe Safinah, spécialiste des revêtements marins, pour analyser l'état d'encrassement de la coque de 249 navires mis en cale sèche entre 2015 et 2019.

Premier constat sans concession. L'étude qui a été commandée par la biotech suédoise révèle que presque tous les navires étudiés présentaient un certain degré d'encrassement de la coque sous l'eau. Et pis, pour 44 % d’entre eux, 10 % de la surface de la coque était recouverte d'encrassement dur. Les experts estiment que toute couverture supérieure à 10 % a un impact « inacceptable » sur les performances du navire. Près de 15 % des objets de l’étude avaient entre 10 et 20 % d'encrassement, 10 % entre 20 et 30 % et 10 %, sentre 40 et 80 %.

Sous l’inspection des coques de navires, de nombreux enjeux

La propreté de la coque est un élément déterminant pour l'efficience énergétique d’un navire. Une coque propre permettrait une économie de 2 % sur le coût du bunker. Une précédente étude, réalisée en 2011, estimait que l'encrassement pouvait être responsable d'au moins 110 Mt d'émissions de CO2 supplémentaires et peser sur le coût du bunker à hauteur de 6 Md$ pour l’ensemble de la flotte commerciale mondiale. L’étude souligne aussi que le phénomène entrave les performances des navires en raison de « l'augmentation de la traînée hydrodynamique ». I-Tech estime qu’en raison du Covid – une grande proportion de navires sont restés inactifs au cours des six premiers mois de l’année – « l'ampleur de l'encrassement dans l'ensemble du secteur du transport maritime aura augmenté de manière significative ».

La rédaction