Les pays doivent appliquer les règlements de l'OMI 2020 sur le soufre

The World Shipping Council (WSC), BIMCO, the Cruise Lines International Association (CLIA), and the International Parcel Tankers Association (IPTA) demandent, dans une déclaration commune, aux États membres de l'Organisation maritime internationale (OMI) de respecter intégralement le réglement OMI 2020 relatif à limiter en deçà de 0,5 % la teneur en soufre des carburants marins à compter du 1er janvier 2020.

Quatre des plus importantes organisations professionnelles représentant au niveau mondial les intérêts des armateurs de lignes régulières (90 % du commerce international conteneurisé), des compagnies de croisière, des armateurs de vracs liquides et l'association coalisant des exploitants, gestionnaires de flotte, courtiers, agents et des clubs P&I, craignent manifestement des retards à l'allumage. Tour à tour, ces dernières semaines, certains pays (l'Indonésie fut le premier avant de se rétracter) ont annoncé qu'ils ne pourront pas respecter l'obligation à échéance.

« Les nouvelles règles, y compris la date de mise en œuvre du 1er janvier 2020, sont connues depuis longtemps, et l'industrie a travaillé avec diligence pour être prête à les respecter, expliquent les rédacteurs du communiqué commun. Le coût de la conformité est élevé et il est donc essentiel que la règle soit appliquée uniformément.  Il faut des règles du jeu équitables si l'on veut que cela fonctionne ».

« Une mise en œuvre incomplète risquerait de compromettre les améliorations apportées à la santé publique et à l'environnement », a déclaré John Butler, président et chef de la direction du World Shipping Council, qui exhorte l'OMI à rappeller les États membres à leurs engagements.

Pour Angus Frew, secrétaire général et président de BIMCO, « la principale raison de passer aux carburants à faible teneur en soufre est d'améliorer la qualité de l'air. Ne pas mettre en œuvre cette réglementation, c'est continuer à mettre en danger la santé de leurs populations côtières »

Brian Salerno, vice-président en charge de la politique environnementale à la CLIA, rappelle pour sa part que l'industrie de la croisière s'est engagée financièrement dans des technologies alternatives, y compris le GNL. « L'application cohérente des exigences au niveau mondial reste essentielle, telle qu'adoptée par l'OMI. »

« Il y a beaucoup en jeu, conclue John Butler. Il s'agira d'un test important pour les États membres de l'OMI qui démontreront ainsi faire preuve de la volonté politique nécessaire pour mettre en œuvre et faire respecter les obligations qu'ils ont adoptées ».

La rédaction