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La Fédération internationale des travailleurs des transports (International Transport Workers' Federation) et le Conseil international des employeurs maritimes (International Maritime Employers' Council) viennent d’abonder le fonds SG-STAR. Le Singapore Shipping Tripartite Alliance Resilience a été créé le 28 août pour soutenir les pays qui adoptent les meilleures pratiques en matière de changement d'équipage.

Des centaines de milliers de marins se trouvent toujours en mer bien qu’ils aient largement dépassé le temps légal de leur mission. Et ce, dans l’indifférence générale du grand public, dont la vie a retrouvé un semblant de normalité, et le déni des pouvoirs publics dont les mesures pour contenir l’épidémie rendent la vie infernale aux gens de mer, ces travailleurs dits « essentiels ». Les initiatives se multiplient ailleurs, dans le cadre des représentations syndicales, salariales et patronales.

Dernière en date, celle de deux des plus grandes centrales syndicales de salariés du secteur qui viennent d’abonder, à hauteur de 500 000 $, la « caisse » créée par l'Autorité maritime et portuaire de Singapour (MPA), l'Association de navigation de Singapour (SSA), l'Union des officiers maritimes de Singapour (SMOU) et l'Organisation des marins de Singapour (SOS), avec un apport initial de 1 million de dollars singapouriens (737 000 $ environ). Outre l'ITF et l'IMEC, la Chambre internationale de la marine marchande (ICS) s’est engagée pour apporter une expertise technique. Le fonds dispose à ce jour d’une enveloppe de 1,68 million de dollars singapouriens (1,2 M$).

L’opération, dite « tripartite » car elle réunit des partenaires fédérant des représentants à la fois des employés, des employeurs et des administrations pour faciliter les changements d'équipage en toute sécurité, a été lancée le 28 août pour soutenir les pays qui facilitent par des mesures concrètes les changement d'équipage.

Des marins coincés ou à bord ou chez eux 

Pour le secrétaire général de l'ITF, Stephen Cotton, cette alliance a le potentiel pour faciliter la relève des 1,4 millions de marins du monde entier. « Depuis plus de six mois, la crise du changement d'équipage a vu des centaines de milliers de marins, soit coincés sur les navires, soit au chômage chez eux, désespérés de ne pas avoir de travail. Les marins du monde entier ont besoin de solutions pratiques maintenant, et non demain, pour mettre fin à cette crise humanitaire et leur permettre de se rendre à bord des navires et d'en revenir en toute sécurité. Cette initiative conjointe sera essentielle pour sortir de l'impasse actuelle. » Le représentant syndical demande en outre d’accélérer les procédures lorsque le marin a présenté des résultats négatifs à des tests PCR effectués par des institutions médicales accréditées afin de réduire les temps de quarantaine à bord.

Travail avec les pays « fournisseurs » de main d’oeuvre

Depuis sa création il y a trois semaines, le fonds SG-STAR s’est rapproché des pays qui fournissent un vivier de marins, tels que les Philippines et l'Inde, pour travailler notamment sur l'accréditation d’installations de quarantaine et d'isolement, la certification du test PCR Covid-19, la mise sur liste blanche d’hopitaux pour réaliser des PCR, des solutions numériques et des sessions de formation interactives pour que les marins puissent s’informer des procédures et  directives relatives aux changements d'équipage.

La rédaction

 

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