Theresa May concentre toutes les critiques. L'ancien ministre Tony Blair estime qu'elle n'est pas sur la bonne voie. Boris Johnson, l'ancien chef de la diplomatie britannique, qui avait claqué la porte du gouvernement en juillet, tire à boulets rouge.

Á la veille de la rentrée parlementaire au Royaume-Uni, les détracteurs de la Première ministre britannique ont réarmé pendant l'été.

Dans une tribune publiée dans The Telegraph, l'ancien chef de la diplomatie britannique, qui avait claqué la porte du gouvernement en juillet, craint un scénario final qui soit "une victoire pour l'UE, avec un Royaume-Uni mis au tapis, 12 étoiles tournant symboliquement autour de notre tête à moitié étourdie".

Côté européen, l'accueil réservé au plan de la Première ministre britannique n'est toujours pas enthousiaste. Pour Michel Barnier, le négociateur en chef de l'Union sur le Brexit, la relation commerciale privilégiée que réclame Londres après le divorce n'est pas acceptable.

Très critiquée dans les rangs conservateurs, Theresa May n'est pas même sûre d'avoir la majorité suffisante au Parlement pour faire passer l'accord final si accord final il y a a. En théorie, les négociations sont censées être aboutir d'ici le sommet européen de la mi-octobre.

Tony Blair, l'ancien Premier ministre, s'est dit pessimiste dans une entretien accordé à Euronews. Pour lui, le plan de Thérésa May pour obtenir un "soft Brexit" est voué à l'échec. 

Le plan dit "de Chequers" (résidence d'été de la première dame anglais d'où a émergé un consensus au sein de son parti quant aux modalités de sortie) consiste à garder une relation commerciale très étroite avec l'Union européenne après le divorce. Ce plan est également très critiqué au sein même du parti conservateur de Theresa May.

"Elle est pleine de bonnes intentions et essaie de faire de son mieux mais au fond elle sait que le Brexit n'est pas une bonne idée mais que nous devons le faire. Elle opte alors pour une version du Brexit la plus édulcorée possible pour pouvoir justifier auprès de ses électeurs qu'il fallait le faire pour protéger l'économie (...) Cela semble un compromis intelligent, mais en réalité il est le pire scénario pour les partisans comme pour les opposants à la sortie du Royaume-Uni de l'UE. Je crois que le Parlement le rejettera au final"