Les agences de presse rapportent ce 18 juillet un incident qui s'est produit le 14 juillet et qui aurait été publié ce jeudi seulement sur le site internet officiel SepahNews des Gardiens de la Révolution, les combattants au service du régime iranien des mollahs. Il est indiqué qu'ils auraient arraisonné au sud de l'île de Larak un pétrolier, dont on ne connait ni le nom ni le pavillon, « d'une capacité de 2 millions de barils et avec 12 membres d'équipage à bord (...) Il avait mis le cap pour livrer du carburant de contrebande (...) lorsqu'il a été intercepté par la force navale ».

Ce nouvel événement dans une région au bord de l'embrasement en raison de la guerre des nerfs que se livrent l'Iran et les États-Unis interviennent alors qu'un navire pétrolier avait été arraisonné il y a quelques jours par la police de Gibraltar soutenue par la Marine royale anglaise. Londres assure que le tanker intercepté avait pour destination la Syrie, afin d'y livrer sa cargaison, ce qui viole les sanctions imposées par l'Union européenne.

Le régime iranien nie et exige une libération « immédiate » du bateau. Ce bras de fer intervient alors que Londres soutient que quelques jours avant, toujours dans le détroit d'Ormuz, des vedettes militaires iraniennes avaient tenté d'empêcher le passage à l'un de leurs pétroliers. La Navy avait dû dépecher le HMS Montrose pour protéger le navire.

La Grande-Bretagne a annoncé qu'elle allait envoyer un troisième navire de guerre et un pétrolier militaire dans le Golfe

La rédaction