Le chantier naval de Belfast, fondé en 1861, qui s'est placé le 4 août sous le régime des faillites et en procédure d'insolvabilité le 5 août, a reçu deux offres de reprise.

Le chantier de l'Irlande du Nord, vieux de 158 ans, a marqué à ses dépens l'actualité judiciaire estival. Faute de repreneurs ou d'« options viables » aux termes de sa période d'observation, un administrateur (le cabinet comptable BDO basé à Belfast) avait été nommé et une demande d'insolvabilité déposée auprès de la Haute Cour de Belfast. BDO a indiqué avoir reçu deux offres de reprises sérieuses, qu'il s'agit maintenant d'évaluer, a-t-il indiqué. Une manifestation syndicale est cependant prévue ce vendredi 23 août.

Nationalisé en 1975 et acheté par le Norvégien Fred Olsen Energy en 1989 (devenu depuis Dolphin Drilling, major pétrolière norvégienne), n'employant plus que quelque 120 à 130 personnes contre 30 000 dans les années 30, ayant construit son dernier navire en 2003 avant de se réorienter dans les énergies renouvelables, le constructeur du Titanic était sous la protection de la loi sur la faillite depuis quelques semaines en vue de sa mise en vente. Le chiffre d’affaires du chantier naval est passé de 67 M£ (73 M€) en 2015 à 8,7 M€ en 2016 avec une perte de 7,5 M€ (dernières données publiées).

A.D.

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