La mission européenne de surveillance maritime dans le détroit d’Ormuz, baptisée EMASOH (pour European-led Maritime Awareness mission in the Strait Of Hormuz), devrait débuter dans les prochains jours. Elle avait été annoncé ce mois de janvier par le ministère français des affaires étrangères fin janvier en raison de l’insécurité croissante le golfe Arabo-Persique, zone stratégique pour le transit maritime de pétrole.

En partenariat avec plusieurs pays de l’UE – Danemark, Pays-Bas, Allemagne, Grèce, Italie et Portugal –, elle a pour objet de garantir la liberté et sécurité de navigation tout en protégeant les intérêts économiques européens et internationaux : échanges commerciaux et l’approvisionnement énergétique.

Cette surveillance maritime sera exercée au travers de moyens aériens et navals et portera sur les activités aériennes et maritimes, civiles et militaires. La cellule de coordination a été installée sur la base française d’Abu Dabi. La frégate Courbet de la Marine Nationale, l’un des premiers navires en escorte de l’opération européenne anti-piraterie Eunavfor Atalante, qui exerce déjà une mission de présence dans la zone et qui agit en soutien de la Combined Task Force 150, assurera le premier mandat de cette mission multilatérale. Les Pays-Bas (dont Shell est une ressortissante), intégreront également une frégate pour un coût de déploiement estimé entre 10 et 15 M€.

« La frégate de commandement et de défense aérienne Zr. Ms De Ruyter va partir pour la région du Golfe en janvier » indique le communiqué gouvernemental. Elle sera dotée d’un hélicoptère de transport NH90 — équipé pour la surveillance comme les évacuations médicales — et renforcée d’officiers d’état-major supplémentaires à bord. La frégate restera jusqu’en juin sur zone, dans le cadre de cette mission.

Le Danemark (où le leader mondial du transport de conteneurs Maersk a son siège social), fournira « dès le début de l’opération un ou deux officiers d’état-major au QG de l’opération, dans l’état-major français à Abu Dhabi pour une durée de douze mois au minimum. Elle mettra ensuite, à partir de l’automne 2020, à disposition une frégate avec 150 personnels et un hélicoptère, pour une durée de quatre mois ».

« EMASOH constituera un instrument utile de préservation de la liberté de la navigation en garantissant l’existence d’une coordination appropriée et de mécanismes de partage d’informations entre tous les partenaires actifs dans le domaine, notamment l’industrie maritime», indique le ministère des affaires étrangères dans un communiqué.

La rédaction

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