Les Documents stratégiques de façade (DSF), planifiant les activités maritimes et littorales à l'échelle des façades Nord Atlantique - Manche, Manche Est - Mer du Nord, Sud Atlantique et Méditerranée et destiné à éviter les conflits d'usage, ont été approuvés, ont annoncé les préfectures maritimes.

Plusieurs organisations de défense de l'environnement – Bretagne Vivante, Eau et Rivières de Bretagne, France nature environnement et Des requins et des hommes – avaient cependant émis un avis négatif, estimant que l'impact des activités humaines sur les écosystèmes, les espèces et les habitats a été insuffisamment évalué. Elles regrettent dans un communiqué que « l'aquaculture, la pêche, les industries portuaires, le transport et les activités nautiques dans les zones côtières aient été les vocations prioritaires retenues ».

Pour la façade Nord Atlantique-Manche, le document, soumis au vote mercredi à Brest le 5 juin lors d'une réunion du conseil maritime, qui réunit les acteurs de la mer et du littoral de la zone, a recueilli 40 voix pour et huit contre. Ce premier exercice de planification de l'espace maritime, pendant de l'aménagement du territoire à terre, sera enrichi des contributions apportées pendant la période de consultation du public, avant d'être formellement adopté en septembre 2019 par les préfets coordonnateurs. Les DSF seront complétés, en 2020 et 2021, par des plans d'actions et des dispositifs de suivi. Ils pourront ensuite être révisés tous les six ans.

Afin de minimiser les sollicitations sur la mer, l'Europe incite ses États membres à planifier d'ici au 31 mars 2021 leur espace maritime. Les DSF précisent et complètent les orientations de la stratégie nationale pour la mer et le littoral dont s'est dotée la France en février 2017.

La rédaction