Le chantier naval chinois a obtenu des contrats pour quatre porte-conteneurs de 1 000 EVP d'une valeur de 54,8 M$. La commande a été passée par Zhejiang Seaport Shipping, une entité de Zhejiang Seaport.

Avec cette nouvelle commande de feeders, le constructeur naval chinois y voit l’opportunité d'élargir la base de sa clientèle en Chine dans un marché de niche, « où la demande en Chine est relativement plus résistante », a précisé son PDG Ren Letian. La commande émane d’une filiale de Zhejiang Seaport Investment & Operation Group (Ningbo-Zhoushan Port Group).

Au cours du premier trimestre, Yangzijiang Shipbuilding a remporté sept nouvelles commandes de navires d'une valeur de 360 M$ alors que la construction navale était frappée de plein fouet par l’émergence du virus qui a mis son activité à l’arrêt. Les nouvelles commandes ont concerné cinq vraquiers – trois de 82 000 tpl et deux de 40 000 tpl – et deux porte-conteneurs de 14 000 EVP. Le contrat pour un tanker de 157 000 tpl a été annulé, le tanker a ensuite été revendu à un nouvel acheteur au début du mois d'avril.

Nous avons allongé les temps de travail et embauché des travailleurs supplémentaires chaque fois que cela s'est avéré nécessaire depuis le mois de mars pour rattraper le temps perdu. » Ren Letian, PDG de Yangzijiang Shipbuilding

Au 31 mars 2020, Yangzijiang faisait valoir un carnet de commandes de 2,9 Md$ pour 69 navires, lui offrant une visibilité jusqu'à la fin de l'année 2021. Fin mars, la totalité des employés du chantier avait repris le travail. « Nous avons allongé les temps de travail et embauché des travailleurs supplémentaires chaque fois que cela s'est avéré nécessaire depuis le mois de mars pour rattraper le temps perdu. Le calendrier de livraison est sous contrôle », indiquait alors Ren Letian. Le dirigeant avait alors indiqué que douze navires avaient pu être livrés au premier trimestre 2020, « ce qui représente environ 25 % de notre objectif de livraison pour 2020 ».

Bien qu’il soit conscient que la conjoncture n’est guère favorable à la planification de nouvelles commandes à cour terme, il restait optimiste et serein fin mars. « Les armateurs doivent moderniser et reconstituer leur flotte, en mettant l'accent sur l'efficacité énergétique et la protection de l'environnement », affirmait-il avant de rassurer sur la solidité financière de son entreprise, « bien positionnée sur le marché mondial des porte-conteneurs et des vraquiers de grande taille ».

La rédaction