Lettre JMM 5083-1 du 28 février 2018: Anvers face au Brexit

Ce qui a évolué: Après avoir fait part de ces inquiétudes quant aux négociations pouvant intervenir sur le Brexit, c’est au tour de l’organisation des autorités portuaires européennes de s’emparer de ce sujet. L’Espo (European Sea Ports Organisation) a écrit aux négociateurs sur le Brexit pour demander que soit pris en compte le transport maritime. « L’Espo demande aux négociateurs de donner la priorité aux transports, et plus particulièrement au transport maritime dans la seconde phase des négociations qui se sont ouvertes en ce début d’année ». L’organisation européenne appelle à la raison les négociateurs sur les effets néfastes d’un retour d’un contrôle aux frontières pour les biens entrant ou sortant du Royaume-Uni. L’Espo appelle les différentes autorités douanières des 27 États membres et du Royaume-Uni à se rencontrer pour définir des procédures allégées, sans intervenir sur le domaine politique des négociations. Des discussions qui interviendraient sur des solutions à apporter au niveau communautaire et pas à un niveau bilatéral. De plus, face à l’importance du trafic portuaire entre le Royaume-Uni et les pays de l’Union européenne, l’Espo attire l’attention des plénipotentiaires à négocier un accord commercial qui préservera le commerce et la croissance économique. « Cet accord commercial sera une condition majeure pour un Brexit réussi », conclu l’Espo.