Difficile d’opérer en dehors des alliances? Wan Hai, comme Pil et Zim, ont fait le choix de se retirer des routes maritimes les plus convoitées pour se spécialiser ailleurs, notamment sur les liaisons régionales et/ou les trafics transpacifiques. En concentrant sa flotte sur le commerce intra-asiatique et sur des ports non desservis par les géants, Wan Hai aurait trouvé sa voie. Le rapport met aussi en exergue l’approche de Zim, qui prétend « profiter du meilleur des deux mondes » en s’engageant dans des accords de partage avec les grands transporteurs, lui permettant d’améliorer ses dessertes sans être soumis aux obligations (commerciales et d’investissement) des grandes compagnies. L’armateur israélien joue la carte des services « premium », surfant sur l’instabilité engendrée par le remaniement des alliances en 2017 et gageant sur le fait que certains clients « finiront par préférer la fiabilité et la qualité du service à des tarifs bas ». Ou du moins qu’ils seraient prêts à payer des tarifs plus élevés pour des alternatives plus fiables. Le transporteur israélien se concentre ainsi sur les trafics où il dispose d’un avantage concurrentiel ou est en mesure d’offrir des services à valeur ajoutée tout en travaillant son intermodalité.