22 décembre 2003. Après 23 mois de construction, le Queen Mary 2, le plus grand paquebot construit par les Chantiers de l’Atlantique fait ses adieux à Saint-Nazaire. Joyau de « tous les superlatifs », le transatlantique mesure 345 m de long et affiche une jauge de 145 000 tonneaux. Au plus fort de l’année 2003, près de 12 000 ouvriers auront travaillé à sa conception.

Décembre 1973. La Compagnie Générale Maritime est créée par décret. Dès l’année suivante, l’État cède à la CGM toutes les actions qu’il détenait de la Compagnie Générale Transatlantique ainsi que de la Compagnie des Messageries Maritimes, dont l’activité avait été fortement atteinte par la décolonisation et l’avènement du transport aérien. Le 23 février 1977, les deux compagnies fusionnent définitivement. La Compagnie Générale Maritime se développera désormais dans le domaine plus lucratif des porte-conteneurs.

31 décembre 2010. La société nouvelle de remorquage du Havre (SNRH), qui avait tenté de casser le monopole de la Compagnie des Abeilles, doit cesser ses activités. La dernière remorque a été passée par le SD Seine, le 31 décembre à 22 heures, pour le roulier Hoegh Trotter. La maison-mère de la SNRH, le groupe néerlandais Kotug (passé dans le giron de l’espagnol Boluda en mars dernier), a décidé en fin d’année 2010 de récupérer ses remorqueurs. En procédure d’alerte puis de sauvegarde, la filiale havraise de Kotug aura accumulé les exercices déficitaires pendant cinq ans, accumulant des pertes avoisinant les 20 M€. Française à sa création en 1999, néerlandaise fin 2005, la SNRH aura œuvré au Havre moins de cinq ans, une existence contrariée, ponctuée d’incessantes batailles juridiques et syndicales.

20 décembre 2002. Le Mont-Saint-Michel, nouveau car-ferry armé par Brittany Ferries, quitte Rotterdam pour rejoindre son port d’attache Caen-Ouistreham. C’est, à l’époque, le plus grand navire en service sur la Manche ouest. D’une longueur de 173 m pour 28,5 m de large, le ferry peut accueillir 2 140 passagers, 600 voitures de tourisme et 130 camions. Il propose plus de 800 lits, 458 sièges inclinables, quatre restaurants, des bars, deux cinémas et une bonne dizaine de boutiques.

13 décembre 2009. Tandis que la CFDT, principal syndicat chez SeaFrance, refuse toujours d’entériner le plan de redressement de l’entreprise, le président du directoire de la compagnie, Pierre Fa, décide de saisir le tribunal de commerce de Paris pour demander une procédure de sauvegarde. Trois jours plus tard, la CFDT accepte finalement de signer les accords de médiation, déjà paraphés par la CGT et la CGC. Ils prévoient la suppression de 482 postes (contre 650 initialement). À compter du 12 juillet 2012, la compagnie cesse son activité, qui sera reprise par Eurotunnel. L’exploitant du tunnel sous la Manche crée une filiale, MyFerryLink, pour la commercialisation et confie l’exploitation à une nouvelle société appelée également SeaFrance, sous la forme d’une société coopérative et participative (SCOP). Celle-ci ne subsistera que trois ans et cessera ses activités en 2015.

31 décembre 2001. L’État met un point final à la concession attribuée pour vingt-cinq ans à la SNCM pour la desserte de la Corse. La SNCM et la CMN vont être pour la première fois confrontées à la concurrence. L’Office des transports de la Corse lance un appel d’offres international pour la délégation de service public. Cette période va être marquée par la privatisation de la SNCM et une refonte importante de son organisation.