En plein pourparlers fonciers, le producteur d’énergies renouvelables Cap Vert Énergie projette une unité de méthanisation au cœur de la zone industrialo-portuaire. « La demande n’est pas venue des industriels, mais fait suite à une consultation. Dans le cadre de leur démarche RSE, ils ont montré un intérêt pour valoriser et tracer leurs biodéchets », indique Laurent Larpin, responsable Développement méthanisation pour le Sud-Ouest de Cap Vert Énergie. Évoquée dès 2017, dans le cadre de PEEPOS (Port à Énergie et à Économie Positives), l’implantation d’une unité de méthanisation territoriale est suspendue pour l’heure aux négociations quant à sa localisation. « Nous sommes en demande pour obtenir un foncier sur un site portuaire de la métropole. Il doit être proche des industriels et des canalisations permettant d’injecter le biométhane. Nous envisageons un dépôt de démarche d’exploitation mi-2020. Il faudra ensuite compter douze mois de travaux », précise Laurent Larpin, qui envisage une mise en service à la mi-2022. Cette unité de méthanisation, dont le coût de construction serait de 10 à 12 M€, permettrait de valoriser jusqu’à 25 000 t par an de sous-produits organiques issus des industriels portuaires ou, dans un rayon de 40 km, de sites agricoles, de la grande distribution ou de la restauration collective. Après transformation, elle pourra fourniren énergie verte « l’équivalent de la consommation annuelle de 2 500 foyers, de 300 litres de gasoil/heure et des fertilisants verts en agronomie », précise Cap Vert Énergie. « Au niveau du port, si cette unité de méthanisation ne génère pas du trafic maritime direct, elle contribuerait néanmoins à le rendre plus attractif avec un réel impact environnemental. D’après nos études, elle permettrait au port de diminuer de 50 % ses émissions de gaz à effet de serre ».