À Brest, la récupération de matériaux est l’affaire principale de deux entreprises, Guyot Environnement et plus récemment Navaleo, composante du groupe Les Recycleurs Bretons.

Si Guyot Environnement a contribué au trafic essentiellement par l’exportation de ferrailles collectées sur le grand Ouest de la France, où la société possède 14 sites, alimentés par 120 camions, Navaleo a ajouté un volet bois à son activité ferrailles.

Ce bois provenant de palettes ou d’emballages divers collectés dans les entreprises de la région ou les déchetteries, est broyé, avant de partir par cargos vers deux destinations, l’Irlande du nord pour une petite partie mais surtout vers Sodertalje en Suède. Et ce, pour alimenter les chaufferies d’usines et de cimenteries.

Le trafic total portuaire de ferrailles atteignait en novembre 180 000 t. Guyot Environnement, qui exporte la quasi totalité de ses cargaisons vers les fonderies espagnoles et portugaises, avait chargé fin novembre 33 navires, soit environ trois par mois, pour un total de 156 064 t. Navaleo pour sa part avait expédié vers Dunkerque 25 000 tonnes, objet d’un trafic de huit caboteurs.

Montée en puissance

Guyot Environnement est impliqué dans de nouveaux projets en tant que producteur d’énergie sur le plan local, avec entre autres 12 000 t de bois de récupération destinées à la production de vapeur pour une laiterie. Navaleo, de son côté, qui possède pour cette activité quatre des huit centres agréés en France, est en train de monter en puissance en raison de son activité de déconstruction et démolition de chalutiers et bateaux de plaisance. Les plastiques et autres matériaux composites, une fois broyés, alimenteront également des chaufferies. Une activité encore trop méconnue des propriétaires de ces vieilles coques peu informés de cette opportunité. Navaleo table sur environ 30 000 t de ferraille en 2020 et 20 000 t de CSR ( Combustible Solide de Récupération).