Calais Port 2015 répond aux besoins des compagnies qui ont commencé à mettre en service des ferries plus grands, comme P&O avec la génération des Spirit de 213 m de long et 32 m de large, lancée entre 2010 et 2012. Cela a nécessité d’accroître les capacités des postes 7, 8 et 9 du port actuel. Les trois nouveaux postes ferries prévus par l’extension permettront aux armements de continuer à renouveler leur flotte avec des navires plus grands et plus capacitaires, améliorant ainsi leur productivité.

P&O a annoncé en septembre 2019 la construction de deux ferries de 230 m de long et a pris une option pour la construction de deux autres. Les deux premiers seront opérationnels en 2023 sur la ligne Calais-Douvres, les suivants en 2024. Ces nouvelles unités sont dotées d’une propulsion hybride-électrique avec batteries, ce qui permettra leur alimentation à quai par des bornes de grande puissance. Le projet Calais Port 2015 a anticipé ce besoin dans les plans des travaux en cours. Leur réalisation concrète nécessitera toutefois des investissements supplémentaires. Il en va de même pour l’avitaillement GNL ship-to-ship pour lequel un appontement est possible dans la partie nord de l’extension. Le GNL sera fourni par le terminal méthanier de Dunkerque, tout proche.

De son côté, DFDS a annoncé, il y a environ un an, l’arrivée d’un nouveau navire, le Côte d’Opale, une des unités de la série commandée par Stena, qui en avait affrété une partie. Il ne sera toutefois pas alimenté au GNL, à la différence du Honfleur, dont la mise en service est prévue courant 2020 par Brittany Ferries entre Caen et Portsmouth.

Enfin, en 2021 s’achèvera la première tranche des travaux de Calais port 2015. Mais cette phase 1 ne correspondra alors qu’à seulement 40 % de la capacité du nouveau bassin. Ce qui permet au port de disposer de la surface nécessaire pour voir loin et, au fur et à mesure qu’apparaîtront les besoins, aux évolutions du trafic maritime transmanche et aux stratégies des compagnies.