Les armateurs de tankers font indécemment fortune

La surabondance de pétrole, qui a provoqué une ruée vers les options de stockage sur terre et en mer, ne messied pas aux armateurs de tankers. Les grands noms du secteur, cotés en bourse, ont défilé ces derniers jours pour annoncer des bénéfices colossaux. Les armateurs de tankers sont au zénith quand les compagnies pétrolières sont au nadir.​

Les majors du pétrole préconisent la diète budgétaire

Le plongeon historique du marché pétrolier en pleine pandémie de coronavirus n’a épargné aucune major au premier trimestre. En chute libre pour Total. En perte historique pour ExxonMobil depuis 1988. Chevron ferme les vannes. Shell réduit la voilure… Tous taillent dans les dépenses d’investissement. Mais les émissions mondiales de CO2 liées à l'énergie pourraient chuter de 8 % en 2020 selon l'AIE, qui craint déjà le rebond.

Comment va évoluer le stockage flottant ?

Selon le courtier Gibson, le stockage flottant devrait rester une caractéristique du marché au cours des prochains mois. À tout le moins, cela offrira un certain degré de protection aux revenus des pétroliers confrontés à une chute spectaculaire des volumes, indique-t-il.

La Chine ouvre les vannes au VLSFO

Pour doper la production pétrolière locale, Pékin avait annoncé en janvier une série de mesures visant à réduire sa dépendance à l’égard des importations de combustibles marins, dont la plupart sont expédiés à partir du hub mondial de soutage qu’est Singapour. Dans la continuité de cette politique, la Chine s'apprêterait à délivrer ses tout premiers quotas d'exportation de fuel à très faible teneur en soufre.​

Premières victimes dans l'offshore

Les cinq dernières années ont été les plus éprouvantes que l'industrie offshore ait jamais connues. Depuis la chute du prix du pétrole en 2014-2015, le marché offshore a été en proie à des faillites, des consolidations, des rachats et des fusions. Le spécialiste du forage texan Diamond Offshore, qui vient de se placer sous la protection du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites, ravive les plaies.

En 2019, 354,7 Mt de GNL ont été importés

L’incertitude croissante en ce début d’année efface peu à peu les riches heures que le GNL a connues durant l’année 2019, prévient le Groupement international des importateurs de GNL. L’énergie à l’empreinte environnementale favorable entreprend un nouvel exercice dans un contexte de marché sur approvisionné alors que la pression s’exacerbe sur la demande des économies des pays importateurs. Une année en valeur de test pour le GNL.

La Pemex contient la marée noire dans les pétroliers

Le président mexicain a trop tardé à confiner son pays. L'arrêt subit de l'économie se traduit par un trop plein de pétrole alors que le Mexique l'utilise en flux tendu en temps normal. Les réserves sont pleines, les pétroliers attendent au large des côtes sans pouvoir décharger leur cargaison. Une scène qui risque de se banaliser ici et là.

L'effondrement des cours pétroliers hypothèque le devenir des scrubbers

La décision de Stolt-Nielsen de renoncer, « lorsque cela a été possible », à la mise en conformité d’une partie de sa flotte avec des scrubbers a vite été perçue comme un signal. L’écart des prix de plus en plus serré entre les différents types de carburants redistribue les cartes. Alphaliner ne note pas, pour l’heure, de grands mouvements, même après l’inédit plongeon du baril de brut américain en dessous de zéro dollar le 20 avril.​

Dix ans après Deepwater Horizon, BP expie toujours

Le 20 avril a marqué le dixième anniversaire de l'explosion de la plateforme Deepwater Horizon, que BP opérait pour forer en eaux très profondes dans le golfe du Mexique et q ui a provoqué la pire marée noire de l'histoire des États-Unis. La bataille juridique qui s’ensuivit a abouti au plus grand règlement de dommages environnementaux pour lequel la major britannique continue de payer...

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