Relève d’équipage : Une crise sans réponse politique

À l’occasion de la journée mondiale de la mer le 24 septembre, le JMM publie son 21 e article sur le sujet. Malgré une campagne menée par toutes les instances représentatives du transport maritime, les gens de mer, qui ont nourri les hommes quand ils étaient assignés à la maison, restent toujours bloqués en mer. Contraints dans leur embarquement et débarquement. Une crise en mer sans précédent.

La relève d'équipage est toujours en crise et s'enlise

Sur terre, la vie a repris un cours presque normal, mais en mer, en dépit de l’attitude proactive de certains pays, des appels désespérés des marins, de la lutte des syndicats pour faire respecter leurs droits et des initiatives de certaines organisations professionnelles, la situation n’évolue guère ou si peu. L'Autorité maritime et portuaire de Singapour (MPA) crée un fonds visant à faciliter le changement d’équipage.

Relève d'équipage : 2 000 marins en détresse

« Ils sont tous dans le même bateau ». Mais les gouvernements ne font toujours pas ce qu’il faudrait pour permettre à 400 000 marins d’embarquer et de débarquer des navires. Depuis son appel invitant les navigants à faire valoir l’équivalent d’un droit de retrait, la Fédération internationale des travailleurs du transport dit avoir reçu 2 000 messages. La Chambre maritime internationale invite la « bureaucratie » à agir urgemment.

L'ITF invite les pouvoirs publics à ne pas renflouer un secteur endetté

Dans un nouveau rapport, l’International Forum of transport, qui coordonne les travaux sur les ports et le transport maritime pour l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), expose les nombreuses raisons pour lesquelles il serait inconsidéré de transférer sur le secteur public une partie de la dette des transporteurs maritimes.

Alliances maritimes : La Commission européenne confirme leur pertinence

La commissaire européenne à la concurrence, la danoise Margrethe Vestager, a approuvé ce 24 mars le renouvellement, à compter du 1 er avril 2020, du règlement d'exemption par catégorie jusqu'au 25 avril 2024. Ce règlement européen, qui suscite tant de passions, permet aux compagnies maritimes, réunies en alliances ou consortia, dont la part de marché est inférieure à 30 %, de déroger aux règles de concurrence qui prévalent en principe au sein de l’UE.

Alliances maritimes : La Commission européenne ne veut rien changer

La Commission européenne a proposé un renouvellement pour quatre ans, sans modifications, du règlement permettant aux transporteurs maritimes de déroger aux règles de la concurrence qui prévalent en principe au sein de l'UE. Après avoir entendu toutes les parties prenantes, elle a estimé que cette immunité exceptionnellement accordée remplissait bel et bien l’objectif pour lequel elle a été aménagée. Les « antis » ne désarment pas. D'autant qu'elle a assorti sa décision d'une réserve allant jusqu'au 18 décembre...