Message reçu 5 sur 5, dit CMA CGM à Maersk. Si l'armateur français, n°4 mondial, a entendu l'appel lancé la semaine dernière à toute la filière par le leader danois pour rendre les navires décarbonés d'ici à 2030-2050, il rappelle son propre engagement en faveur du GNL...

Message entendu mais avec nuances. Suite à l'appel de Maersk s'engageant à rendre techniquement parlant ses navires décarbonés d'ici 2030 et enjoignant toute la filière à « s'unir » pour développer « le nouveau type de navires » zéro carbone qui navigueront en 2050, CMA CGM salue l'engagement mais en rappelant de façon laconique son propre engagement en faveur du GNL :

« Le groupe CMA CGM se félicite de l’annonce faite par Maersk qui rejoint notre engagement en faveur d’une transition énergétique du transport maritime et fait suite à notre décision de propulser nos prochains navires au GNL ».

Le Français est en effet à ce jour le premier et seul grand armateur de porte-conteneurs à avoir autant pris parti - une commande de neuf porte-conteneurs à l'appui -, en faveur du GNL. Un carburant dont on sait qu'il ne pourra être que transitoire car vertueux pour nombre d'émissions polluantes, il ne l'est pas pour le CO2. Or, après le soufre contenu dans les carburants, qui ne devra plus être un sujet à partir de 2020, car objet d'une réglementation, le dioxyde de carbone est le prochain polluant sur la liste visé par la proscription.

Pour l'heure, l'appel de Maersk en faveur d'un transport maritime zéro carbone n'a pas donné lieu à un enthousiasme débordant. Le numéro 2 mondial, MSC, a rappelé pour sa part ses convictions quant à sa méthode pour traiter la pollution causée par ses navires, préconisant une approche multilatérale (étude du GNL, carburation hybride) tout en se démarquant des objectifs jugés « ambitieux » de son partenaire de l'alliance 2M.  

--- A.D. ---

 

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