En 2016, le Vieux Continent s’est distingué comme le troisième principal partenaire commercial du Brésil (en volume), derrière la Chine et les Etats-Unis. 21 milliards de réals (soit 5,5 Md€) d’exportations brésiliennes ont eu pour destination l’Europe, tandis que les importations en provenance de l’Europe ont flirté avec les 17 Md réals (4,4 milliards d’euros), selon les données du ministère brésilien du développement, de l’industrie et du commerce.

Pas étonnant, donc, que le port d’Itapoá ait choisi de développer cette destination. Situé au nord de l’Etat de Santa Catarina, le terminal réalise 30% de son trafic avec l’Europe, autant en termes d’exportation que d’importation. Consolider et accroître ce pourcentage s’avère stratégique pour Itapoá, d’autant que, d’ici quelques mois, le terminal devrait augmenter sa capacité d’environ 70%, grâce à la fin de la première phase de ses travaux d’extension.

Le service Itapoá-Europe est assuré par les armateurs Hamburg Sud et CMA-CGM, auxquels vient de s’ajouter Maersk Line, en passe de devenir le proprétaire d'Hamburg Sud. Itapoá possède en effet un atout de taille pour les opérateurs : au Brésil, peu de ports sont capables d’accueillir des navires entre 8000 et 11000 EVP. Par ailleurs, Itapoá bénéficie d’une localisation stratégique, desservie par une connexion ferroviaire et à proximité des grands centres producteurs et consommateurs, comme Londrina et la région métropolitaine de Curitiba. Enfin, l’escale à Itapoá devrait offrir l’un des meilleurs temps de transport entre le Brésil et l’Europe. Avec le service Mesa (Méditerranée), les importations prendront 22 jours, et les exportations 28 jours. Avec la ligne Saec1 (Nord de l’Europe), l’importation et l’exportation se feront en 33 jours.