Après les axes Seine et Rhône-Saône-Méditerranée, l’axe Nord possède à son tour un conseil de coordination interportuaire. Une instance destinée à favoriser la connexion entre les ports et les systèmes de transport massifiés. Le décret publié le 12 avril 2019 en définit la gouvernance et les modalités de fonctionnement.

Il aura fallu moins d’un an pour que le conseil de coordination interportuaire et logistique de l'axe Nord voit le jour. Destiné à structurer l'axe Nord « dans sa dimension logistique et industrielle », il assure la coordination entre les différents acteurs, « afin d'accroître la compétitivité de cet ensemble portuaire et logistique ». 

Officialisé par le décret n° 2019-314 du 12 avril 2019 paru au JO, il couvre la région des Hauts-de-France complétant ainsi le maillage existant sur les axes Seine et Méditerranée/Rhône-Saône. Ce conseil est composé de 23 membres : les ports de Dunkerque, Calais, Boulogne-sur-Mer gérés par la société d'exploitation des Ports du Détroit, le port sec d'Eurotunnel géré par Getlink, l'association Norlink Ports, Voies navigables de France, la société du Canal Seine-Nord Europe, SNCF Réseau et les établissements gestionnaires du réseau routier national.

Les représentants des collectivités territoriales et du monde économique siègent également au sein de cette instance aux côtés du le préfet de la région Hauts-de-France qui en février 2018 s’était vu confier la mission de créer ce conseil.

Créer du lien, des connexions entre les différentes infrastructures en France, c’est justement une des pistes de travail d’Eric Hémar et de Patrick Daher. Les deux chefs d’entreprises, experts en logistique, doivent remettre à la ministre Élisabeth Borne avant fin mai un rapport sur la compétitivité logistique en France. « Il faut identifier les goulets réglementaires. Par ailleurs, la France possède des zones logistiques éloignées des infrastructures de transport. C’est par exemple le cas à Lyon avec le port Édouard-Herriot éloigné des plates-formes logistiques. Nous devons créer de la coordination. 50% des conteneurs qui quittent Rotterdam empruntent le fleuve ou le fer  », analyse Eric Hémar. Dans le cadre de leur mission, ils ont d’ailleurs rencontré les ports et les conseils de coordination interportuaire.

N.B.C