Le « 66 », quartier général de l'Upr, est devenu symbolique de l'influence des professionnels portuaires rouennais.

La gouverrnance des ports de l’Axe Seine a été au coeur de l’assemblée générale de l’Union portuaire rouennaise. À cette occasion, l’organisation professionnelle présidée par Christian Boulocher a accueilli Catherine Rivoallon, préfiguratrice de la fusion annoncée entre Paris, Rouen et Le Havre.

Sur ce vaste sujet, l’Union portuaire rouennaise affiche une « position simple et claire », que Pierre-Marie Hébert, son directeur, résume par la formule « tout sauf le statu quo mortifère ! Ce qui, selon lui, implique l’association d'acteurs privés et d'experts locaux de la place portuaire dans la structure qui sera mise en place. Toujours dans cette perspective, les Rouennais souhaitent aussi « l’autonomie commerciale et le maintien des spécificités sociales de chaque port ».

« Le seul objectif de la démarche Axe Seine, c’est de stopper l’hémorragie en terme de parts de marché et surtout d’en reconquérir. Ce qui passe par une meilleure compétitivité » constate l’UPR qui salue « l’approche constructive de la direction du GPM de Rouen en permettant un gel tarifaire au 1er janvier 2019 tout en maintenant les baisses ciblées instaurées en 2018 ». Il est vrai qu’en 2018 le port rouennais a pu consolider sa situation financière grâce à la progression du trafic (+ 15 %) à plus de 23 Mt et 2 862 navires reçus, en coïncidence opportune avec la baisse de 1 % de ses tarifs en début d’exercice. 

Prise de conscience des autorités politiques

Revenant sur 2018 qui a vu le Premier ministre s’emparer du dossier des ports français, les instances de l’Upr se félicitent de la prise de conscience des autorités politiques. Président de la Région Normandie, Hervé Morin a d’emblée fait des ports (11 % du PIB régional) son cheval de bataille ». Et Frédéric Sanchez, son homologue à la métropole Rouen Normandie, de considérer que l'activité portuaire représente le premier élément d’attractivité d'une métropole.

Dans cette ambiance plutôt favorable à laquelle elle estime avoir contribué, l’Upr entend structurer son action. En matière d’informatique portuaire, « après avoir consulté la concurrence », elle entrera, avec le Syndicat rouennais des commissionnaires de transport transitaires (Srctt), au capital de la spécialiste des systèmes d'information portuaires Soget qui travaille sur la finalisation de S)ONE prioritairement sur l’Axe Seine. Sur le plan de la formation professionnelle, elle annonce un partenariat avec la grande école de commerce rouennaise Neoma. En septembre, Thomas Courtier en sera nommé directeur adjoint aux côtés d’Éric Eskinazi. En février 2020, c'est lui qui prendra la direction du « 66 » lorsque Pierre-Marie Héber prendra sa retraite.

Robert Querret