Lors de la signature du contrat à Dubaï le 11 juillet 2017 en présence de Rado Antolovic CEO de P&O Ports, du représentant du Sultan Ahmed Bin Sulayem et du président du port de Sète Jean Claude Gayssot.

 

Un contrat de trois ans avait été signé en juillet 2017 à Dubaï par Jean-Claude Gayssot, président du port de Sète et Rado Antolovic, CEO de P&O Ports. Le groupe, propriété de DP World, devait relancer les trafics conteneurisés. Des arbitrages internes sont évoqués.

« C’est un échec », reconnaît-on on sein de l’EPR Port Sud de France, gestionnaire du port de Sète. Le groupe émirati P&O Ports (DP World) vient de se retirer de la gestion et du développement du projet de terminal à conteneurs, alors qu’un contrat de trois ans avait été signée en juillet 2017 à Dubaï par Jean-Claude Gayssot, président du port de Sète et Rado Antolovic, CEO de P&O Ports.

P&O Ports confirmait alors son ambition de développer un portefeuille de ports de moyenne dimension et souhaitait positionner Sète comme un port feeder dans les échanges notamment vers l’Afrique, le Maghreb et le Moyen-Orient. 

« Ils avaient pris des bureaux, installé un cadre. Mais le contexte international s’est complexifié, confie un proche du dossier au JMM. Ils ont effectué des arbitrages internes, au terme desquels beaucoup de ports sont passés à la trappe. Nous avions signé avec un opérateur d’envergure mondiale pour développer les conteneurs, et nous pensions qu’il nous amènerait des armements. Peut-être n’avons-nous pas choisi le bon acteur. »

Résultat, le nouveau quai H, inauguré en octobre 2016 par la Région Occitanie, a troqué les porte-conteneurs de plus de 200 m de long par des bateaux de croisière, des rouliers et des vraquiers. Le port de Sète continue de cibler des armateurs pour relancer les conteneurs, en misant notamment sur sa plateforme frigorifique, indépendante du quai H, et exploitée par Conhexa. Ce terminal frigorifique est capable de réceptionner et redistribuer des fruits et légumes sur l’Europe du Sud.

Hubert Vialatte