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L’actuelle installation, au long passé historique, est principalement utilisée pour la maintenance des dragues. Elle sera remplacée en juin 2021 par un nouvel outil de plus grande capacité. Mise en service prévue en juin 2021. 

Le centre de réparation navale de Rouen compte une cinquantaine d’employés représentant plusieurs corps de métier – chaudronnerie, mécanique, électricité, peinture…– et il dispose aussi d’un outil exceptionnel avec son dock flottant, adapté à l’entretien des petits navires maritimes et des bateaux fluviaux. Vieux de près d’un siècle, l’infrastructure est principalement utilisée par le port rouennais pour l’entretien de ses propres navires, en particulière des dragues Jean-Ango et Daniel-Duval.

La décision de le remplacer a été acté par le conseil de surveillance du port en 2018. Près de trois ans plus tard, un contrat de 7,8 M€ a été signé le 27 janvier avec Abu Dhabi Ship Building (ADSB), un chantier naval des Emirats arabes unis, pour l’achat d’un dock flottant. Le nouveau matériel, avec ses 180 m, est plus long que l’ancien. Il est surtout plus large : 37 m contre 25 m pour le dock actuel.

Conçu par Norden Ship Design House, il a été construit en 2014 par le chantier naval turc Hat-San. Actuellement à quai dans le port de Zayed, à Abu-Dhabi, l’équipement doit, avant d’être livré au port normand, faire escale dans un chantier naval pour des travaux de peinture. Il devrait entrer en service en juin 2021.

Dommages de guerre

L’actuelle installation est exploitée au bassin Saint-Gervais depuis 1989. Il est cependant bien plus ancien puisqu’il fut attribué à la France en réparation des dommages de guerre, après la Première Guerre mondiale. Acheminé depuis l’Allemagne en 1927 jusqu’au chantier naval de Petit-Couronne, il a été agrandi en 1932 et peut accueillir des unités de 14 000 t, de 150 m de long, 25 m de large et au tirant d’eau de 6,5 m.

Il est à ce jour principalement occupé par les navires de services portuaires de Haropa, dont les dragues du GIE Dragages. Mais il accueille aussi d’autres unités maritimes, par exemple les remorqueurs de Thomas Services Maritimes, ou encore les bacs de Seine du département de Seine-Maritime.

De par sa taille, le dock est aussi particulièrement adapté aux travaux sur les bateaux fluviaux : bateaux-logements, barges ou automoteurs de commerce, ou encore paquebots fluviaux doivent, selon la réglementation en vigueur, être tirés à sec tous les dix ans pour contrôle de la coque.

Étienne Berrier

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