Au premier plan l'arrière du Renaissance et le Hoëgh Gannet de l'autre côté du bassin. ©GLB

Les coups de vent, qui ont frappé la pointe bretonne, ont provoqué le 21 novembre un accident qui aurait pu avoir de plus graves conséquences. Les amarres rompues, le paquebot Renaissance, de la jeune Compagnie française de Croisières, a percuté le FSRU du Norvégien Hoegh qui était amarré à l’un des quais du port de Brest.

Le paquebot Renaissance, navire de croisière de 219 m et d’une capacité de 1 100 passagers, de la jeune Compagnie Française de Croisières, lancée en septembre dernier, était  amarré au quai de réparations numéro un du port de commerce de Brest quand, sous l'effet de très fortes rafales latérale de vent de noroît, il a rompu ses amarres avant. Le navire, qui est lège avec une forte prise au vent, a alors commencé à dériver, reculant vers l'enrochement situé sur la partie Est du bassin, son étrave se dirigeant vers le quai de réparations numéro 4, heurtant le FSRU Hoëgh Gannet, à peine sorti de cale sèche après un arrêt technique.

Son arrière bloqué par l'enrochement, le paquebot est venu en pivotant, toucher sur son avant bâbord, le méthanier (294 m) de la compagnie norvégienne provoquant un enfoncement de la carène, quelques mètres au-dessus de la ligne de flottaison.

Déploiement rapide des remorqueurs

La réaction rapide d’Éric Roellinger, commandant du port de commerce, témoin de l'accident, a permis l’arrivée quasi instantanée sur les lieux des premiers RPC (Remorqueurs portuaires et côtiers), dépêchés par la Marine nationale. Il a fallu six remorqueurs pour maintenir le paquebot (qui heutera une seconde fois le FSRU) contre le quai de réparations numéro un pendant que les lamaneurs installaient un nouvel amarrage.

Le Renaissance devrait, en fonction de la météo, entrer ce mardi 22 novembre dans la cale sèche numéro deux que le Hoëgh Gannet avait libérée en fin de semaine dernière. L’événement n’a généré aucune pollution. 

Gérard Le Brigand