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La PME héraultaise, spécialiste des systèmes de traitement et de désinfection de l’eau par ultraviolets, ozone et oxydation avancée, clôture sa gamme Bio Sea, dédiée au traitement des eaux de ballast des navires. Elle peut désormais équiper aussi bien des pétroliers ou des vraquiers que des navires au débit plus faible, yachts ou navires de service.

Un nouveau segment de marché pour Bio-UV Group. La PME cotée, basée à Lunel (Hérault), clôture sa gamme Bio Sea, dédiée au traitement des eaux de ballast des navires par techniques de filtration et rayons UV, avec le lancement d’un système pour les petits débits. « Cet appareil spécifique permet de traiter des débits compris entre 15 et 90 m3 par heure », explique Benoît Gillmann. « La solution est adaptée pour les grands yachts de 70 m ou certains navires de service offshore ». Doté d’une double certification OMI et US Coast Guard, comme l’ensemble de la gamme, le système est vendu à partir de 50 000 €.

Convention internationale sur les eaux de ballast : l’obligation concerne tous les navires

Le marché est jugé « très important » par l’entreprise qui mentionne des milliers d’unités, sans autre précision. Pour les petits débits, Bio-UV a dû dimensionner tous les éléments composant sa technologie : réacteurs UV, lampes UV, partie filtration… « La déclinaison de la gamme n’a pas été problématique en termes de R&D », ajoute le dirigeant. « Nous pouvons désormais équiper aussi bien des pétroliers ou des vraquiers, qui nécessitent le traitement de 6 000 m3/heure, que des navires fonctionnant avec un débit de 15 m3/heure. » Au total, 11 M€ auront été investis en sept ans dans le développement, la validation et les process de certification, jugés « longs et pénibles ».

 

Benoît Gillmann, PDG fondateur de BIO-UV Group : « Nous avons investi 11 M€ en R&D »

Priorité à la prise de parts de marché

La priorité est désormais donnée à la prise de parts de marché, alors qu’environ 50 000 unités de la flotte marchande ont l’obligation de traiter leurs eaux de ballast d’ici à septembre 2024. Outre l’équipe technico-commerciale, Bio-UV Group s’appuie sur un maillage d’une vingtaine d’agents et de distributeurs basés en Europe et en Asie à des fins de maintenance et de formation de ses clients, chantiers navals et armateurs. Bio-UV Group a fait le choix de ne pas prendre d’agents aux États-Unis. « Les Américains sont très rigoureux sur les certifications, mais au final, ils ne pèsent que 20 % du commerce maritime mondial et il y a peu d’armateurs américains », observe Benoît Gillmann.

Bio-UV est impacté par le Covid-19 avec « un léger décalage de certaines commandes, du fait de l’immobilisation des navires ». Mais les prévisions restent identiques, avec un chiffre d’affaires d’environ 35 M€ cette année pour 20 M€ l’an dernier. Avec l’acquisition de Triogen (Écosse) en septembre dernier, Bio-UV Group emploie 115 salariés, dont 80 à Lunel.

Hubert Vialatte

La technologie de Bio-UV Group s’invite dans la lutte contre le Covid-19.

Un appareil de traitement de surfaces est en cours de test de certification. Destiné aux milieux médicaux et hospitaliers, il devrait peser moins de 2 kg et serait vendu à partir de fin mai autour de 1 300 € l’unité. Plusieurs centaines d’appareils pourront être fabriquées chaque semaine dans l’usine du groupe.