©Hapag-LLoyd

 

La compagnie allemande, qui n’a actuellement aucun navire en commande, a confirmé avoir consulté plusieurs chantiers navals en vue d’acquérir de grands porte-conteneurs. Il y a un an, Hapag-Lloyd avait entrepris une démarche similaire avant d’y renoncer, refroidie par la crise sanitaire. 

Le 5e armateur mondial de porte-conteneurs consulte. Il a confirmé avoir pris contact avec plusieurs chantiers navals asiatiques pour de nouvelles constructions dans le segment des plus grands porte-conteneurs. « Aucune décision n'a cependant été prise pour commander des navires et la décision n'est pas non plus imminente », a ajouté l’entreprise, sollicitée par la presse. Elle n’a pas souhaité non plus faire de commentaires sur le nombre de navires ni sur le type de carburant choisi.

Le transporteur envisageait initialement une série de six porte-conteneurs de 23 000 EVP au GNL. Mais il n’a jamais franchement affiché de convictions fortes sur le GNL, préconisant plutôt un mix énergétique, panachant des scrubbers, du VLSFO et éventuellement du GNL. 

La conversion du Sajir au GNL a démarré

Un seul navire actuellement en conversion

Le Sajir, porte-conteneurs de 15 000 EVP, hérité de la flotte de United Arab Shipping Company (UASC) acquise en mai 2017, est arrivé fin août sur le chantier de Shanghai du constructeur Hudong Zhonghua Shipbuilding pour les travaux de rétrofit. Le moteur MAN existant, qui brûle du fuel lourd, sera reconfiguré pour être dual, alimenté en GNL et avec le VLSFO comme carburant d’appoint.

Le Sajir fera office de pilote, ouvrant la voie à 16 autres unités de la flotte UASC appelées à recevoir les mêmes modifications. Hapag-Lloyd (234 navires dont 112 en propriété) l’avait annoncé dans un document d’une centaine de pages publié en novembre 2018 et portant sur les points clés de sa stratégie à horizon 2023, alors que l’armateur hésitait encore entre scrubbers et GNL.

Rolf Habben Jansen, le directeur général de l’entreprise, avait mentionné l’éventualité de convertir certaines des unités de UASC. Si le premier essai était concluant, expliquait-il, alors le groupe investirait alors dans cette solution pour les 16 autres. Le document stratégique 2023 mentionnait « un coût estimatif de conversion de 25 à 30 M$ par navire ».

En fonction du retour opérationnel et compte tenu du coût élevé de la conversion, le navire pilote pourrait donc très bien être le seul à expérimenter le GNL. 

Adeline Descamps