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Les garde-côtes britanniques n’assureront plus les inspections des navires et les règles sur la prolongation des certificats seront assouplies. De fait, a prévenu la MCA, le contrôle de la réglementation sur la teneur en soufre des carburants marins ne sera plus exercé. L’épidémie rend ces missions inopérantes. La Grande-Bretagne pourrait faire des émules.

Entravées par les mesures de confinement dans de nombreuses régions du monde, les inspections de navires et le renouvellement des certificats font partie des grandes problématiques actuellement posées aux propriétaires de flotte dans leur gestion quotidienne. Elles ont d’autres conséquences. Le contrôle du respect des réglementations est compliqué par les restrictions édictées dans le cadre de la lutte contre la propagation de l’épidémie. C’est le cas pour celle qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2020 sur la teneur en soufre des carburants (IMO2020), dont la stricte application relève des obligations des États du port et du pavillon.

Selon l’agence de presse Reuters citant une déclaration des garde-côtes britanniques, la Grande-Bretagne a annoncé qu’elle n’était plus en mesure de les faire respecter. Elle pourrait encourager d’autres pays à faire de même. Plus globalement, l'agence britannique des garde-côtes (MCA), responsable de la réglementation maritime, de la sécurité et de la lutte contre la pollution, a levé toutes visites et inspections des navires et assoupli en outre les règles sur la prolongation des certificats des navires de façon à ne pas bloquer l’entrée dans les ports, déjà compliquée par ailleurs.

Inspections à la demande

« En ce qui concerne l'application des exigences de l'OMI 2020 et, à terme, de l'annexe VI de MARPOL, la suspension des inspections de contrôle par l'État du port signifie également la suspension de la vérification de la conformité du carburant, a déclaré une porte-parole de la MCA. Toutefois, en tant que régulateur responsable, nous continuons à surveiller les navires qui font escale dans les ports du Royaume-Uni. Si, à la suite de l'examen des informations qui nous ont été envoyées, nous pensons que c'est approprié, nous inspecterons ces navires. »

« Bien que nous ne puissions pas faire de compromis sur la sécurité, il existe un certain nombre de mesures temporaires que nous devons prendre pour permettre aux marchandises de circuler et aux marins de travailler », a justifié pour sa part Katy Ware, directrice de la sécurité et des normes maritimes du MCA, dans une récente déclaration.

Adeline Descamps