Rachetée il y a deux ans par le groupe de services informatiques Econocom, la société Les Abeilles International poursuit le renouvellement de sa flotte. Mais le nouveau remorqueur, Abeille Horizon, ne sera pas mis à la disposition de l’action de l’État en mer comme pour les autres. Le navire proposera ses services à l’industrie maritime pour du remorquage, des travaux sous-marins et autres chantiers liés à l’énergie éolienne.

Tug Master One, précédemment nommé Union Lynx, change à nouveau de devise : ce remorqueur de 73 m de long pour 16 m de large, construit en Norvège en 1999, a été racheté par les Abeilles International à la compagnie néerlandaise Boskalis. Rebaptisé Abeille Horizon, il abandonne le drapeau des Bahamas pour hisser les couleurs françaises avec un enregistrement au premier registre.

Actuellement amarré au port de Rotterdam, le navire se cherche actuellement un chantier pour quelques interventions techniques et une nouvelle peinture de coque. Il rejoindra ensuite son port d’attache du Havre. Son nouveau propriétaire précise que « dès sa mise ne service au premier trimestre 2023, l’Abeille Horizon, disposera d’un point d’appui sur chaque façade maritime, en Manche, Atlantique et Méditerranée, pour le prépositionner selon son programme d’activité. »

Exception à la règle

Ses activités seront variées : le remorqueur proposera ses services – remorquage hauturier, remplacement de navires d’assistance, travaux d’ancrage et de relevage, plateforme d’expérimentations… –, aux compagnies maritimes, aux installateurs de champs d’éoliennes, aux opérateurs du secteur de l’énergie ou des travaux sous-marins et, plus généralement, « aux industriels du secteur maritime et naval ». L’Abeille Horizon sera disponible sur le marché spot.

Le sixième navire des Abeilles International sera donc le seul à ne pas être mis au service de l’action de l’État en mer. Les autres remorqueurs de la compagnie – Abeille Normandie à Boulogne, Abeille Liberté à Cherbourg, Abeille Bourbon à Brest, Abeille Méditerranée et Jason à Toulon – sont tous affrétés par la Marine nationale.

Étienne Berrier