À Baltimore, où Wallenius Wilhelmsen dispose d’un terminal, les éléments de l'A220 emprunteront la route jusqu'à l'usine d'assemblage canadienne. ©WW

Louis Dreyfus Freight Solutions a signé le 1er octobre un contrat pluriannuel avec Airbus pour le transport des composants du moyen-courrier de l’avionneur européen A220 entre le site de production de Shenyang en Chine et l’usine d’assemblage à Mirabel au Canada.  

La filiale de Louis Dreyfus Armateurs, spécialisée dans la commission de transport et les services de logistique maritime, consolide sa relation avec Airbus pour lequel elle travaille déjà depuis une vingtaine d’années. La compagnie a notamment assuré le transport des éléments du feu A380, gros-porteur dont la production est arrêtée faute de succès commercial, de l’avion européen de transport militaire A400M (Airbus Military) et de l’A320, le programme d’Airbus à l’origine de sa notoriété.  

« Ce contrat représente une étape majeure dans le développement et la diversification de l’activité logistique de colis à haute valeur ajoutée pour le groupe », souligne à cette occasion Édouard Louis-Dreyfus, président de LDA. Pour ce nouveau contrat, Louis Dreyfus Freight Solutions s’est associé avec l’armateur roulier norvégien Wallenius Wilhelmsen, spécialisé notamment dans la logistique des véhicules (130 navires, 120 centres de traitement et 11 terminaux maritimes). Les deux partenaires ont proposé une offre combiné route-mer. 

Un transit-time de 48 à 50 jours

Selon le schéma logistique, les pièces de l’A220 seront convoyées par la route depuis leur site de production, à Shenyang, vers le port de Dalian où elles seront embarquées sur un car-carrier de Wallenius Wilhelmsen pour rejoindre, via le canal de Panama, la côte Est des États-Unis. À Baltimore, où Wallenius Wilhelmsen dispose de ses propres infrastructures, elles emprunteront à nouveau la route jusqu'à l'usine d'assemblage canadienne.  

Le transit time est de 48 à 50 jours et le transport prévoit deux voyages par mois.  

649 avions en commande

L’A220 est l’ex-CSeries du canadien Bombardier que le groupe Airbus avait racheté. 152 de ces appareils, destinés à remplacer les monocouloirs A318 et A319, sont déjà en service et 649 figuraient au carnet de commandes du constructeur toulousain en mai dernier.

La première de ces unités vient d’être livrée à Air France, qui a commandé 120 exemplaires dont soixante fermes. La compagnie nationale entend en faire l’emblème de sa relance post-crise de la compagnie. Il est 20 % moins gourmand en carburant que les autres avions de la famille et 30 % plus silencieux que ses concurrents. 

Adeline Descamps