Le transporteur allemand va suspendre temporairement trois services feeders qui relient le port pivot de Hambourg à la mer Baltique. Les boucles seront interrompues à la fin du mois de mai pour une période d'environ six mois. La faiblesse des volumes de collecte, résultant du ralentissement mondial causé par les fermetures d'usines, avait incité le transporteur allemand à opter pour une interruption prolongée de ses rotations.

La suspension touche également ONE, puisque le transporteur a conclu un accord bilatéral avec Hapag-Lloyd pour partager l'espace sur les services de chacun à l'échelle mondiale. Il est à noter que Hapag-Lloyd ne modifie pas ses services de transport maritime à courte distance entre le Benelux et la Baltique.

Parmi les services suspendus figurent le service de collecte Russia Express REX, avec les navires affrétés Chistopher (1 440 EVP) et Charlotta B (1 421 EVP), effectuant la rotation entre Hambourg, Riga, Saint-Pétersbourg, Kotka, Gdynia et Hambourg ; le service d'apport Gothenburg Express GTE avec un navire de 1 000 EVP desservant Hambourg, Fredericia, Helsingborg, Oslo, Goteburg, Hambourg (le service a déjà été suspendu en avril, mais doit être relancé en mai) et le service de collecte Sweden Denmark Express SDX, faitant escale à Hambourg, Copenhague, Aarhus, Goteborg, Hambourg. Le dernier voyage avec le Teu Hanna sera proposé le 20 mai à partir de Göteborg. 

Le transporteur basé à Hambourg continuera à utiliser son port d'attache comme plate-forme pour son service Baltic Sea Express BAX couvrant Gdynia, Klaipeda, Muuga (Tallinn) et Rauma ainsi que pour le service Poland Expres PEX couvrant Kaliningrad et Gdynia.

Les suspensions de service seront accueillies favorablement par les sociétés de collecte tierces telles qu'Unifeeder, qui ont été contraintes de livrer à nouveau des navires affrétés pour compenser la réduction. La compagnie de feeders offre de nombreuses liaisons entre l'Allemagne du Nord et la Baltique et bénéficiera d'une demande accrue de Hapag-Lloyd en raison de la suspension du service GTE.

La rédaction