[Vient de paraître] Polyvalents, conventionnels, heavy lift : quel avenir pour ces vieux routiers des mers ?

La patine d’antan fait de ce vieux routier du transport maritime une carcasse d’acier à qui l’on promet tantôt une probable renaissance tantôt une inéluctable disparition. Depuis deux décennies, les navires polyvalents sont attaqués sur tous les flancs, leur fret siphonné tous azimuts par les porte-conteneurs, les rouliers et les vraquiers au gré de leur conjoncture, plus ou moins morose.

Justine Bénin, secrétaire d'État chargé de la mer

Retour à la case où la Ve République l’a toujours logée. La charge de la mer perd son ministère de plein droit pour un secrétaire d’État mais est rattachée directement à Matignon et n’est pas diluée dans un portefeuille aux attributions multiples. Deux personnalités venues d’Outre-Mer se croisent à la fonction. Justine Bénin, députée de Guadeloupe et candidate à sa réélection lors des prochaines législatives, n’est donc pas assurée de sa prolongation.

ZIM triple son résultat net en un an

Encore une fois, à l’issue du premier trimestre, le plus petit des grands transporteurs maritimes de conteneurs n’a pas failli à sa réputation de compagnie pas tout à fait comme les autres. Il fait mieux que ses pairs sur plusieurs paramètres. À commencer par ses volumes transportés qui sont en hausse. C’est dire qu’il ne doit pas uniquement ses performances financières à ses taux de fret.

Le conventionnel entre deux eaux

Avant le confinement en taille XXL en Chine et les perturbations en mer Noire suite à l’invasion de l’Ukraine par la Russie, les navires polyvalents et colis lourd disposaient de quelques paramètres clés plaidant en leur faveur. Bien que les moteurs de ce marché soient nombreux, l’évolution des taux de fret dans les secteurs concurrents – conteneurs et vrac sec – est actuellement tout aussi déterminante que l’activité économique mondiale.

Neoline doit décaler la mise à chantier de son roulier à voile

La société nantaise, qui avait prévu de lancer cet été la construction de son premier roulier avec la voile en propulsion initiale, doit la reporter à l’automne. La décision de Sogestran de se retirer de son capital contraint l’armateur à se donner du jeu pour finaliser les négociations contractuelles en cours avec un autre investisseur. Aucun aléa n’aura été épargné à cette entreprise qui défend un concept de rupture.

Euronav : échec de la famille Saverys pour empêcher la fusion avec Frontline

La famille Saverys, qui contrôle la Compagnie maritime belge (CMB), a échoué lors de l’assemblée générale annuelle d’Euronav le 19 mai à imposer ses trois candidats au sein du conseil de surveillance. En se rangeant derrière les profils présentés par la direction générale, les actionnaires ont manifesté leur soutien au projet de fusion entre les deux géants du transport de pétrole, Euronav et Frontline, dont le magnat John Fredriksen est actionnaire.

Jean-Emmanuel Sauvée renouvelé à la tête d'Armateurs de France, point d'étape

Les membres d’Armateurs de France ont reconduit l’actuel président à la tête de l’organisation pour un nouveau mandat d’un an. Élu en avril 2020, alors qu’un imprévisible virus mettait au pas l’économie et la production mondiales, Jean-Emmanuel Sauvée avait figé les priorités pour le secteur à l’issue d’une large consultation. Un projet stratégique ambitieux cherchant à concilier l’économique, l’humain et l’environnement.

Le temps perdu dans les escales européennes dégrade le trafic avec l'Asie

Les porte-conteneurs déployés entre Asie et Europe du Nord mettent actuellement 101 jours en moyenne pour effectuer une rotation. Cela signifie qu'ils arrivent avec un retard moyen de 20 jours, indique Alphaliner, qui a passé en revue les rotations entre Asie et Europe entre le 1er et le 15 mai. Le consultant, qui avait procédé à un relevé similaire en novembre 2021 puis en février dernier, confirme une réelle exacerbation.

CMA CGM au capital d'Air France-KLM

Les deux mastodontes du fret aérien et maritime créent la surprise en annonçant un partenariat de partage de capacités et de réseaux qui va se traduire par une entrée de CMA CGM au capital du groupe de transport aérien jusqu'à 9 %. Le troisième armateur mondial de porte-conteneurs deviendrait alors le quatrième actionnaire de la compagnie tricolore en cours de recapitalisation. La compagnie marseillaise donne de l’épaisseur à sa toute jeune CMA CGM Air Cargo.

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