Intervenant le 7 décembre lors d’une audition organisée par le Comité des transports et des télécommunications de l’Assemblée populaire nationale (APN), Ahcene Graïria, le PDG d’Entreprise nationale de transport maritime de voyageurs (ENTMW) qui exploite la compagnie maritime nationale Algérie Ferries, n’a pas masqué toutes les difficultés auxquelles sa société est confrontée, y compris pour payer les salaires. 

La compagnie algérienne, qui a dû suspendre ses lignes régulières de voyageurs en Méditerranée le 17 mars en raison de l’épidémie, a accusé 9 milliards de dinars de pertes financières (56 M€). À l’occasion de cet échange, le dirigeant a fait mention de ses faibles capacités, qui ne permettent pas de « concurrencer les flottes française et espagnole et le pousse à affréter en saison estivale ». 

Algérie Ferries inaugure une ligne fret Marseille-Alger

La flotte de la compagnie maritime nationale se compose actuellement de trois ferries, Tariq Ibn Ziyad, Tassili II et El Djazaïr II, à l’ancre dans les ports d’Alger et d’Oran et acquise il y a 19 ans. Algérie Ferries a lancé le 2 novembre un service hebdomadaire fret entre Alger et Marseille, permettant à son Tarik Ibn Ziyad de reprendre la mer. La compagnie a commandé, pour 160 M$ avant la pandémie, un ferry auprès de Guangzhou Shipyard. Le Bordj Badji Mokhtar III (1 800 passagers et 600 voitures) doit rejoindre la flotte en début d’année prochaine.