Prévu pour entrer en service au printemps 2022, le Salamanca a été mis à l’eau le 6 janvier au chantier CMJL de Weihai en Chine. C’est le second d’une série de trois navires alimentés au GNL, dont le premier, le Galicia, est entré en exploitation en décembre dernier.

Et de deux ! Après le Galicia, dont l’exploitation a commencé le 2 décembre 2020 entre Santander et Portsmouth, l’armement breton Brittany Ferries annonce la mise à l’eau du Salamanca au chantier naval China Merchant Jinling (CMJL) situé à Weihai, dans le Nord de la Chine. Ces deux sisterships ont pour particularité d’être propulsés au GNL. Ce sera également le cas d’une troisième unité identique, le Santoña. Les trois navires sont affrétés par Brittany Ferries à Stena Roro, qui en avait passé commande au chantier chinois en 2018. Tous trois seront affectées aux lignes les plus longues de l’armement breton, reliant l’Espagne à la Grande-Bretagne. Le Salamanca sera mis en service au printemps 2022. Quant à l’entrée en flotte du Santoña, initialement annoncée pour fin 2022, elle ne devrait intervenir qu’en 2023.

« Le renouvellement de la flotte fait partie intégrante du plan de relance de la compagnie sur cinq ans. L’entrée en flotte des trois navires de type E-Flexer dont Brittany Ferries avait passé commande dans un contexte bien différent de celui d’aujourd’hui contribuera à pérenniser ses services fret et passagers », avance prudemment Brittany Ferries, qui réceptionne en effet ses capacités dans un contexte peu porteur, fait de « stop and go », selon l’expression désormais courante. Rien de plus compliqué pour une activité planifiée comme le transport maritime que d’opérer sans visibilité. 

Cap maintenu bien que sans horizon

« Malgré le Brexit et la Covid qui ont déjà coûté plusieurs centaines de millions d’euros à notre compagnie, j’ai voulu maintenir les orientations fixées à Brittany Ferries en matière de responsabilité sociétale et de transition énergétique », rappelle président du conseil de surveillance, Jean-Marc Roué. Brittany est le premier employeur français de marins. 

Longs de 215 m, les trois ferries de 42 000 t peuvent embarquer chacun 1 015 passagers et disposent d’un linéaire de 2 700 m de garage pour les véhicules de fret. Le transport de marchandise est une activité que l’armateur breton entend développer, ce qu’elle a commencé à faire de façon forcée en 2020, dans un contexte de crise sanitaire et de Brexit.

Étienne Berrier

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