Le 25 janvier 2019, le premier navire a accosté à Kribi en provenance de Chine avec des canalisations destinées au chantier d’alimentation en eau potable de Yaoundé. Elle marque une nouvelle étape pour ce terminal qui connait des remous depuis la faillite du manutentionnaire français Necotrans.

Un navire commercial en provenance de Chine est arrivé cette semaine au port camerounais de Kribi chargé de plus de 3 000 canalisations destinées au projet d'alimentation en eau potable de la ville de Yaoundé et ses environs à partir du fleuve Sanaga (PAEPPYS), rapporte la direction du port de Kribi (PAK), pour laquelle cette opération marque l'entrée officielle en activité de la plateforme du terminal polyvalent, gérée par un consortium de sociétés camerounaises fédérés sous l’entité Kribi Polyvalent Multiple Operators (KPMO).

Avec tirant d'eau de 16 m, le terminal polyvalent est doté d'une capacité d'accueil de navires conventionnels de 25 à 30 000 tpl. Avec cette capacité, le PAK s'attend à un volume moyen de 500 000 t durant les deux prochaines années. Au cours de cette période, l'exploitation se fera dans un pemier temps en régie par KPMO.

Pour rappel, l’infrastructure avait été attribué en concession au groupe français Necotrans mais après la faillite de ce dernier, la direction générale du PAK a décidé, en janvier 2018, de la confier temporairement, pour une durée de deux ans, à un consortium de sociétés camerounaises.

Construit et financé par la Chine

Construit par la société China Harbour Engineering Corp., le port en eaux profondes de Kribi a généré, dans sa première phase, un investissement de quelque 250 milliards FCFA, dont 85 %, apportés par le gouvernement chinois, à travers Eximbank China.

L'autorité portuaire s'est par ailleurs « engagé à maintenir le niveau de ses tarifs homologués en 2016 » et demandé à l’ensemble des opérateurs intervenant sur la place portuaire – Kribi Conteneurs Terminal pour le terminal à conteneurs, SMIT-Lamnalco et Kribi Polyvalent multiple operators (KPMO), respectivement pour le remorquage/lamanage et la manutention sur le terminal polyvalent – de faire les efforts nécessaires.

Pour rappel, l’infrastructure est opérationnelle depuis le 2 mars 2018. Une deuxième phase relative à l’extension dudit port est d'ores et déjà annoncée.

La rédaction