Christian Boulocher, président de l’Union portuaire rouennaise (UPR) : « L’équilibre institutionnel voudrait que la présidence d’Haropa soit confiée à une personnalité rouennaise »

Suite aux annonces faites par le gouvernement sur la localisation et direction du futur établissement portuaire né de la fusion du Havre, de Rouen et de Paris, l’Union portuaire rouennaise (UPR) rappelle être toujours sans informations quant à « sa gouvernance, son organisation et ses objectifs ». L’UPR attend des futures propositions « plus d’innovations notamment par la participation des entreprises privées » tout en espérant que « l’État osera sortir des sentiers conventionnels ».

Si l’organisation professionnelle, qui fédère les métiers portuaires, ne doute pas de l’opportunité offerte par la fusion à la vallée de la Seine, elle craint néanmoins que les « principes de cohérence et d’équilibre pour chacun des ports » ne soit noyés. « Rouen ne doit pas être l’oubliée de cette fusion car sans Rouen et Paris, il n’y a pas d’axe Seine », rappelle Christian Boulocher. Pour les professionnels, « il est indispensable que les décisions à venir aboutissent à un équilibre institutionnel, à un plan stratégique plus ambitieux se traduisant par des investissements massifs publics et privés dans les infrastructures portuaires rouennaises, en particulier en faveur de la multimodalité, et à une gouvernance innovante, réactive et souple incluant les collectivités locales, les entrepreneurs locaux et en particulier les unions portuaires. »