Deux défis se présentent à l'assurance maritime pour les prochains mois. D'une part, les conditions dans lesquelles la Grande-Bretagne sortira de l'Union européenne seront décisives. Le premier rmarché européen, et surtout les Lloyd's, premier réassureur mondial, vont devoir composer avec cette sortie. Pour un assureur, quitter le marché britannique n'est pas chose aisée. Or, en sortant de l'Europe, la Grande-Bretagne pourrait perdre un certain nombre de compagnies d'assurances. Déjà, AIG, compagnie américaine, a fait le choix de s'installer sur les deux rives de la Manche en disposant d'un siège dans la capitale anglaise et d'un autre au Luxembourg pour rester dans l'Union européenne. Disposer de deux sièges en Europe a un coût. Chaque société doit disposer de moyens financiers pour pouvoir assurer une couverture des risques.

Parallèlement à ce défi, qui devrait trouver une issue dans les prochaines années, l'assurance maritime doit aussi faire face à la crise économique. Les faillites de groupes importants comme celle de Hanjin dans le conteneur, de Sanko Line ou de Korea Line, dans le secteur des vracs secs, a largement perturbé le marché depuis la crise de 2008. Viennent s'ajouter à cette crise économique les conséquences du dérèglement climatique qui a causé sur le dernier trimestre de 2017 des dommages considérables dans les ports de la zone des Caraïbes. 

Crise économique et brexit
 : 
L’assurance maritime face à deux defis

Ces deux thèmes, de la crise du transport maritime et du Brexit, seront largement abordés lors des prochaines Journées de l’assurance transport qui se dérouleront à Paris les 4 et 5 mai. La crise économique qui sévit dans le monde depuis 2009 n’a de cesse de mener le monde maritime dans une tourmente jamais connue au cours des dernières décennies. Plusieurs éléments ont marqué les différents segments du transport maritime. Dès le début de la décennie, des armateurs op...
,

Le dessin du mois
 : 
L’assurance maritime face à deux défis

Dans un contexte de crise de l’industrie du transport, les primes d’assurance du secteur maritime se négocient à la baisse et aucun coup dur ne semble pouvoir inverser la tendance. En 2017, les compagnies d’assurance britanniques doivent faire face aux défis du Brexit. Faut-il ou non prévoir un deuxième siège social sur le continent, et donc les capacités financières correspondantes? Certaines ont déjà répondu oui à cette question.
,

L’assurance face à la crise

« La crise de surcapacité existe aussi sur le marché de l’assurance », pose d’emblée Éric Tichet, directeur de la branche transports chez Axa entreprises, à l’occasion du salon SITL. Double peine pour l’assurance qui, face à des clients déstabilisés par la surcapacité du transport maritime, affronte un climat concurrentiel intense. Les 2 Md$ de capacités actuellement disponibles au niveau international en assurance maritime vont au-delà des besoins du marché. « Comme...
,

L’assurance face aux incertitudes du Brexit

Après avoir un temps envisagé que le Brexit puisse déboucher sur l’intégration du Royaume-Uni dans l’Espace économique européen (EEE), comme la Norvège, l’Islande ou le Lichtenstein, l’industrie de l’assurance a commencé à se faire à l’idée de la fin du marché unique entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. Theresa May, premier ministre britannique, l’a clairement souligné le 17 janvier. Ce serait donc la fin du passeport européen qui...
,

Un Brexit loin d’inquiéter les courtiers

Si les courtiers en assurance maritime commencent à entrevoir des signaux qui nourrissent un certain optimisme – « quelques hausses de valeurs assurées de navires, des acquisitions par quelques armateurs, notamment grecs, ou, sur le plan mondial, le déstockage massif de matières premières en Chine, coton ou riz », liste Mathieu Berrurier, directeur général du groupe Eyssautier –, la situation reste tendue pour les intermédiaires. Et les navires à l’arrêt, pour lesquels les armateurs bén...
,

Les P&I Clubs regardent vers Chypre et le Luxembourg

Les P&I Clubs assurent neuf navires sur dix en responsabilité civile dans le monde. Leur base historique est à Londres depuis le xix e siècle, et six des treize Clubs de l’International Group y sont toujours domiciliés. Toutefois, plusieurs P&I Clubs ont depuis été créés aux États-Unis, au Japon ou en Scandinavie. Certains Clubs nés à Londres ont également transféré leurs activités aux Bermudes ou au Luxembourg. Or, ce mouvement pourrait s’intensifier avec le Brexit...
,

Les nouveaux contours du transport maritime

Les vingt armateurs qui intervenaient sur le marché il y a 15 ans ne sont plus que dix aujourd’hui, et quatre d’entre eux accaparent près de 50 % du marché. En 2000, le top 4 de l’armement mondial ne détenait que 23 % du marché. « Il est de plus en plus difficile pour les assureurs en corps de navires d’entretenir une équipe de spécialistes sur les marchés nationaux car la demande n’est plus suffisante après ce phénomène de concentration, observe Frédéric Jousse,...
,

Les assureurs déclenchent leurs plans de secours

Face à la fin annoncée du passeport européen, les compagnies organisent dès à présent l’après-Brexit. « Notre première option était de continuer avec un accès au marché unique et le passeport européen, et nous continuons d’apporter en ce sens notre soutien au gouvernement britannique, résume Guy-Antoine de la Rochefoucauld, directeur général du Lloyd’s en France. La deuxième option était de négocier, dans chacun des pays européens, un agr...
,

Armateurs: encore beaucoup d’incertitudes

Depuis le 23 juin, le secteur du transport maritime dispose de peu de certitudes sur les impacts du Brexit. Pour les armateurs contactés, qui n’ont pas souhaité s’exprimer pour le moment, l’heure est donc à la discrétion. D’autant que l’issue du Brexit – dont les négociations devraient durer au moins jusqu’en mars 2019 – est encore loin et que les enjeux d’un secteur en crise sont par ailleurs nombreux. Toutefois, le 8 février, l’organisation Armateurs de France a participé, avec plus...