Le trafic ferroviaire entre la Chine et l’Europe via la Russie et l'Asie centrale aurait doublé sur une base annuelle selon des données officielles citées par les médias chinois. Plus de 2 000 trains de marchandises ont circulé entre la Chine et l'Europe en janvier et février. 

La Chine aurait considérablement augmenté ses expéditions par le rail vers l'Europe ces deux derniers mois. Toutefois, le transport ferroviaire ne représente toujours qu'une fraction des exportations totales de la Chine, les 209 000 conteneurs expédiés vers l'Europe par rail représentant à peine plus de 10 % des 2 millions de conteneurs traités par le port de Yangsan, au sud de Shanghai, pour le seul mois de janvier. Depuis 2016, le transport par train de marchandises aurait grimpé de 700 % dans le cadre de la mise en œuvre du grand dessein chinois des nouvelles routes de la soie visant à développer le commerce et à intégrer l'espace eurasien.

Alternative à la mer

Les temps de transit plus courts et les désorganisations en mer consécutives à une année de pandémie, générant une considérable augmentation du coût du transport maritime et l’allongement des transit-time, auraient fait du train une proposition de plus en plus intéressante pour certains chargeurs. 

Dans des conditions normales, les navires mettent en moyenne entre 30 et 33 jours entre l’Asie de l'Est à l'Europe du Nord en empruntant le canal de Suez. Des entreprises ferroviaires russes, telles que Fesco Transport Group, proposent des livraisons de la Chine, du Japon ou de la Corée vers des terminaux de l'Union européenne en 19 jours (mais avec un supplément). L’offre s’améliore par ailleurs, les entreprises déployant toujours plus de capacités pour répondre à la demande croissante.

La rédaction

 

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