Plus de 300 compagnies et organisations maritimes ont jusqu'à présent signé la Déclaration du Golfe de Guinée dans le but de venir à bout de la piraterie maritime dans l’une des zones les plus dangereuses au monde pour la navigation. 

La demande d’éradication de la piraterie maritime dans le golfe de Guinée fait depuis mi-mai l’objet d’une déclaration commune initialement signée par plus de 120 organisations du secteur maritime, dont les administrations des États du pavillon, des armateurs, des affréteurs et des associations de transport maritime. ils sont plus de 300 désormais. Tous fermement convaincus que les attaques de plus en plus violentes contre les navires marchands dans cette région bordée par 6 500 km de côtes, du Sénégal à l'Angola, peuvent être évitées.  

Ils soutiennent que, d'ici à la fin de 2023, le nombre d’actes de piraterie pourrait être réduit d'au moins 80 % et que la piraterie peut être réprimée avec seulement deux frégates équipées d'hélicoptères et un avion de patrouille maritime basé dans la zone.

95 % des prises d’otage

L’initiative portée par l’organisation maritime internationale BIMCO intervient dans un contexte d’extrême tension dans la zone où croisent chaque année 20 000 navires. Les attaques s'étendent désormais à une zone située à plus de 200 miles nautiques de la côte.

L’an dernier, le golfe de Guinée a représenté plus de 95 % du total des prises d’otages (135 personnes) et 84 navires y ont été attaqués selon les données du Bureau maritime international (BMI, IBM en anglais), l’organisme dépendant de la Chambre de commerce internationale qui recense les atteintes au commerce maritime. Les trois détournements de navires et neuf des onze navires qui ont fait l’objet d’attaques avec armes à feu en 2020 concernaient cette région.

La session du Comité de la sécurité maritime de l’OMI, qui s’est tenue du 5 au 14 mai 2021, avait le sujet à son ordre du jour. L'OMI a encouragé les États membres de l'ONU à apporter leur soutien aux opérations dans la région.

La rédaction