La branche de transport et logistique du groupe français a vu ses revenus bondir en 2021 de 26 %, à 7,3 Md€, tandis que la filiale Bolloré Africa Logistics, qui fait l'objet de négociations exclusives pour une cession à l'armateur MSC, a progressé de 9 %.

Le groupe Bolloré a publié des résultats en nette hausse en 2021, tirés par les bonnes performances opérationnelles de ses activités de transport et logistique en Afrique et par Vivendi. Le résultat net, part du groupe, s'est inscrit à 6,06 Md€ en 2021, contre 426 M€ en 2020. Le résultat opérationnel (Ebitda) est ressorti à 1,34 Md€, en progression de 77 %. 

Le chiffre d'affaires approche les 20 Md$ (19,77 Md€), en hausse de 18 % à taux de change et périmètre constants. Le groupe proposera lors de la prochaine assemblée générale le versement d'un dividende de 6 centimes d'euro par action au titre de 2021, stable par rapport à l'année précédente. Le groupe a mis en profit ses bénéfices pour se désendetter. Au 31 décembre, la dette nette du groupe fraçais était estimée à 3,43 Md€ contre 9,14 millliards un an plus tôt.

Porté par le portuaire, le maritime et l’aérien

Les activités de transport et logistique (Ebitda de 714 M€, +32 %) ont largement contribué aux performances du groupe. Ces dernières ont notamment bénéficié de « forts niveaux d'activité dans le maritime et l'aérien et d'un effet prix favorable », a souligné Bolloré dans un communiqué. En croissance de 9 %, Bolloré Africa Logistics a été « porté par la croissance des terminaux portuaires et la reprise des activités de logistique au second semestre ».

MSC, qui prévoit d'acquérir 100 % de Bolloré Africa Logistics pour 5,7 Md€, a jusqu'à la fin du mois de mars pour faire parvenir une offre ferme concernant ses actifs.

Le PDG du groupe Cyrille Bolloré, accompagné selon des médias de l'ex-président de la République Nicolas Sarkozy, tente de son côté, selon l’AFP, de convaincre les pays africains concernés de l'intérêt d'autoriser la vente d'actifs (parfois stratégiques), dont ses seize concessions portuaires, ses infrastructures ferroviaires dans plus de vingt pays sur le continent. Outre le feu vert des autorités de la concurrence, le groupe aura besoin de l’accord de certaines des contreparties de Bolloré Africa Logistics.

A.D