L'équipage d'un vraquier abandonné par son propriétaire et l'État du pavillon a entamé une grève de la faim le 7 janvier, selon la Fédération internationale des travailleurs des transports (ITF). 

Un équipage, composé de marins indiens, turcs, azerbaïdjanais et bangladais, est bloqué sur le vraquier Ula depuis 11 mois dans le port de Shuaiba, au Koweït. Selon l'ITF, la grève de la faim a commencé le 7 janvier. Les marins souhaitent attirer l’attention sur le sort alors qu’ils attendent leur dû, le cumul des salaires s’élevant à plus de 400 000 $.

« Ils demandent simplement à récupérer ce qu’on leur doit et être relevés par un équipage local afin qu'ils puissent rentrer chez eux », indique Mohamed Arrachedi, coordinateur du réseau mondial arabe et iranien de l'ITF. Selon la Fédération internationale des travailleurs des transportssix des membres de l'équipage ont été brièvement hospitalisés pour stabiliser leur pression sanguine et leur taux de sucre puis ramenés à bord du navire.

À bord depuis deux ans pour certains 

« La plupart sont à bord depuis 14 mois et certains y ont maintenant passé plus de deux ans », soupire Mohamed Arrachedi. L'ITF affirme que l'armateur qatari d'Ula a abandonné le vraquier de 37 222 tpl au Koweït. Le navire n'a en effet pas enregistré de mouvements depuis plus d'un an d’après les données AIS et est déclaré « sans armateur connu ». 

En cas d’abandon de navire, l'État du pavillon se doit normalement d’intervenir. L’immatriculation du vraquier, enregistré sous le registre de Palau, ne serait plus valide depuis septembre 2020. Il est donc considéré comme sans pavillon. « Il appartient dès lors aux autorités maritimes koweïtiennes de résoudre la situation », indique l’ITF. Le Koweït considère pour sa part que la responsabilité juridique et morale de ces marins incombe à la Fédération internationale des travailleurs des transports.

La rédaction

Photo ©Eugene Carolan Marine Traffic