Le même jour, Hyundai Heavy Industries Co. a fait l’objet d’une perquisition, d’un préavis de grève des syndicats de HHI et d’un sit-in de protestation de DSME.

L’un des deux géants sud-coréens de la construction navale a fait l’objet le 17 mars d’une perquisition du Ministère public dans le cadre d’une enquête déclenchée après l’accident tragique survenu le 5 février lorsqu’un ouvrier du chantier naval d'Ulsan avait été tué par une plaque de métal d'une structure. Le 17 février, la section d'Ulsan de la Confédération coréenne des syndicats avait déposé une plainte auprès du Parquet contre sept personnes, dont le PDG de HHIC, pour violation de la loi sur la sécurité et la santé au travail.

Dans le même temps, la maison-mère de HHI recevait un préavis de grève déposé par les syndicats en raison de l'impasse dans laquelle se trouvent les négociations sur les salaires et la convention collective, tandis que les syndicats de DSME avaient organisé ce jour-là un sit-in pour contester à nouveau le projet de fusion en cours. 

Projet de rapprochement en attente d’approbation

Le projet de rapprochement, qui verra HHI racheter DSME à la banque publique d’investissement sud-coréenne Korea Development Bank (actionnaire majoritaire avec 55,7 % du capital de la société) est toujours en cours. L’horizon reste le premier semestre. En pratique, cela signifie que le groupe HHI devra transférer sa technologie de construction de méthaniers aux constructeurs de taille moyenne tels que STX Offshore & Shipbuilding et Hanjin Heavy Industries.

La procédure a été interrompue en 2020 en raison de la pandémie qui n’a pas permis de respecter le cours normal de la documentation réglementaire. La date limite a donc été repoussée de septembre 2020 à juin 2021 après que KSOE a signé un avenant au contrat avec DSME le 22 janvier dernier.

À ce jour, la fusion des deux géants de la construction navale coréenne (1,8 Md$) a obtenu les approbations des organismes de réglementation en Chine, à Singapour et au Kazakhstan. Le feu vert de la Corée du Sud, du Japon et de l'UE est toujours en attente. Bruxelles a ouvert une enquête approfondie depuis 2019.

A.D.