Le groupe français, en partenariat avec l'Autorité maritime et portuaire de Singapour, a démarré un essai mondial visant à avitailler en biocarburant 32 porte-conteneurs opérant plusieurs routes clés.

Le groupe français a commencé le 23 février un vaste opération menée l’échelle mondiale consistant à tester le biocarburant sur 32 porte-conteneurs exploités sur plusieurs trades clés. L’APL Paris, porte-conteneurs de 10 640 EVP, a ouvert le ban. L'avitaillement en biocarburant en ship to ship a été effectué en même temps que des opérations de chargement et de déchargement avant que le navire n'effectue la rotation Asie-Amérique du Sud du service Pacific East Coast 2.

L’expérimentation porte sur des mélanges de biocarburants, dont les teneurs ne sont pas précisées, et vise à mesurer les émissions de CO2 et d'oxyde d'azote (NOx). « Certains de ces navires seront alimentés à Singapour avec du biocarburant B24, qui comprend 24 % d'ester méthylique d'huile de cuisson usagée (UCOME) mélangé à des carburants conventionnels, précise le transporteur. Le B24 peut réduire les émissions de carbone de 21 % et peut être utilisé sur tous les types de navires sans nécessiter d'ajustements techniques, de sécurité ou de conception. »

Faire progresser la connaissance sur le comportement du carburant

D'une taille comprise entre 2 200 et 10 640 EVP, les 32 porte-conteneurs à l’épreuve de nouveaux carburants sont exploités sur la plupart des routes maritimes clés, entre Asie et Amérique du Sud, Asie et Afrique, Asie  etMéditerranée, Europe du Nord et Amérique du Nord.

« Grâce à l'évaluation de l'utilisation des biocarburants sur plusieurs voies commerciales clés et à bord de navires de différentes tailles, nous allons recueillir un ensemble complet de données pour vérifier la performance du biocarburant en tant que carburant marin et obtenir des informations pour faciliter une adoption plus large du biocarburant en tant que carburant propre », estime Stéphane Courquin, PDG de CMA CGM Asia Pacific.

La rédaction