La cession d’une nouvelle participation de 16 % dans le capital du Pirée au groupe de transport maritime chinois a été validée. Cosco sera actionnaire du port grec à hauteur de 67 %.

Les points de tensions entre le géant asiatique du transport maritime et le gestionnaire du port du Pirée (Autorité du port du Pirée, APP) ont été nombreux ces derniers mois. Alors que Cosco manifestait son intention de monter au capital du port grec, il lui était signifié qu’il n’avait pas rempli les termes du contrat initial.

Pour mémoire, le groupe de transport maritime chinois a mis sur la table 368 M€ en 2016 pour acquérir 51 % des parts de la société gestionnaire du Pirée, aux côtés de l'État grec. Il devait en contrepartie assumer 293 M€ d’investissements sur cinq ans. Aux termes de cette première phase, il avait été convenu que l'État grec octroie à Cosco 16 % de plus. 

Or, d’après un document publié en début d’année par le ministère grec de la Marine, les investissements du chinois n’auraient représenté que 58 % des 293 M€ prévus. Pour autant, depuis son arrivée, Le Pirée s’est hissé au premier rang des ports méditerranéens et au quatrième des ports européens. Et d’après l’actionnaire, quelque 2 500 emplois ont été créés et plus de 500 M€ de valeur ajoutée ont été générés.

Manquements et bureaucratie

Par ses détracteurs, Cosco est également accusé de ne pas avoir respecté les procédures administratives concernant des aménagements dans la zone dédiée aux conteneurs où sont prévus une plate-forme logistique et un quatrième terminal. Le projet du terminal croisière, porteur d’un investissement de 100 M€, a également mis à jour quelques légèretés. 

Il vient néanmoins d’obtenir le feu vert pour pouvoir accroître son influence. Bien que l'État grec dispose d'un droit de veto sur les décisions stratégiques, il n'est représenté au sein du conseil d'administration de l’APP que par un seul membre, contre trois pour Cosco sur un total de 11.

La rédaction