D’après le dernier décompte établi le 28 octobre par les garde-côtes canadiens, il y aurait 109 conteneurs dérivant le long de la côte de l'île de Vancouver. Soit le double de la première estimation. Certains d'entre eux contiennent des produits chimiques dangereux. Le porte-conteneurs, affrété par l’armateur israélien, a rencontré des conditions météorologiques très difficiles, le 22 octobre, dans le détroit de Juan de Fuca avant de prendre feu.

Une première évaluation avait fait état d’une quarantaine de conteneurs passés par-dessus bord, très rapidement repérés par les garde-côtes américains (USCG) et canadiens et suivis à la trace. Dans une actualisation sur les actions de nettoyage en cours, les garde-côtes canadiens mentionnent cette fois 109 boîtes tout en précisant qu’il pourrait y en avoir davantage au fur et à mesure des avancées de leurs travaux. Certains de ces conteneurs dérivent le long de la côte de l'île de Vancouver et plusieurs d’entre eux ont même été identifiés près de Cape Scott, à plus de 230 km.

Un incendie s’est déclaré le vendredi 22 octobre dans la soirée à bord du ZIM Kingston, porte-conteneurs de 4 253 EVP affrété par l’armateur israélien et géré par Danaos Shipping. Le navire battant pavillon maltais, qui opère entre Pusan et Vancouver, a rencontré des conditions météorologiques très difficiles à l’ouest du détroit de Juan de Fuca, délimitant le Canada et les États-Unis au sud de l'île de Vancouver en Colombie-Britannique. Deux conteneurs contenant des produis classés sous le code IMDG sont identifiés comme étant à la source de l’incendie.

Plusieurs jours avant de procéder à d’autres actions sur le navire

L'incendie avait été « stabilisé » dès le dimanche 25 octobre et une équipe de pompiers spécialisés dans les matières dangereuses devait monter à bord du navire le lundi 25 octobre si les conditions météorologiques le permettaient. D’après les autorités canadiennes, six pompiers et sept membres d'équipage ont finalement pu monter à bord dans la nuit du lundi au mardi 26 octobre

Il était estimé le 28 octobre qu'il faudrait deux à trois jours pour que le navire « soit prêt pour d'autres actions de sauvetage ».

La perte de conteneurs est une plaie pour le transport maritime. Un sujet délicat toujours en attente de solutions. 

A.D.

photo : ©Canadien Coast Guard