Le 10 mars, le chimiquier Davide B, propriété du gestionnaire de navires néerlandais Poli Shipmanagement, avait annoncé que le navire avait fait l’objet d’un assaut avec séquestration de 15 des 21 membres d’équipage. Ceux-ci ont été libérés.

Depuis décembre, les attaques contre les navires sont à la fois récurrentes et violentes dans le Golfe de Guinée. La côte ouest de l'Afrique est devenue ces derniers temps l’une des régions les plus dangereuses au monde. Le 11 mars, le gestionnaire de navires néerlandais Poli Shipmanagement avait annoncé que le chimiquer Davide B, battant pavillon maltais, avait fait l’objet d’un assaut.

Selon le Maritime Domain Awareness for Trade-Gulf of Guinea (MDAT-GoG), un centre de coopération entre la Royal Navy (UKMTO) et la Marine française (MICA-Center), le navire qui opère sur la route entre Riga en Lettonie et Lagos au Nigeria, se trouvait à 370 km au sud de Lagos, au Nigeria lorsqu’il a été abordé et arraisonné par neuf intrus armés. Les données AIS indiquent que le navire a d’abord ralenti sa vitesse de 11 nœuds à moins de 3 nœuds avant que le signal ne s'éteigne.

État de santé correct

Lorsqu’un patrouilleur de la marine nigériane a pu rejoindre le navire, seuls six des 21 membres d'équipage (composé de ressortissants ukrainiens, roumains et philippins) étaient encore à bord. Les autres marins avaient été kidnappés et l’entreprise rançonnée.

Il a donc fallu un mois pour obtenir la libération des 15 marins kidnappés. Selon un porte-parole de l’entreprise, ils sont dans un état de santé « relativement bon », ont reçu des soins médicaux et sont désormais chez eux. L’entreprise ne souhaite pas s’exprimer sur les conditions de leur libération. Le contact avec les marins et les auteurs de l'enlèvement aurait été établi un peu plus d'une semaine après leur enlèvement.

95 % du total des prises d’otages

Selon la société de sécurité maritime Dryad Global, l'attaque a eu lieu dans un secteur « particulièrement vulnérable car hors de la zone d'action des forces de sécurité régionales. En 2020, cinq incidents, y compris des enlèvements, se sont produits dans un rayon de 55 km autour de l'incident signalé ». 

Bordé par 6 500 km de côtes, qui s'étend du Sénégal à l'Angola, le golfe de Guinée est fréquenté  par plus de 20 000 navires chaque navire. L’an dernier, la région a représenté plus de 95 % du total des prises d’otages recensées par l’IBM avec 130 cas au cours de 22 incidents distincts.

A.D.

photo : ©VesselFinder

 

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