Le constructeur naval sud-coréen a confirmé avoir été l’objet d’une attaque informatique tout en admettant qu'il s'agissait du deuxième piratage de ses systèmes d’information cette année et du troisième en un an.

DSME, qui a des activités duales (civil et militaire), s’est immédiatement défendu en indiquant qu'aucune information classée défense n'avait été compromise dans la dernière attaque dont ses systèmes d’informations ont fait l’objet. Il a toutefois admis qu’il s’agissait du deuxième acte de piraterie informatique cette année et du troisième en 12 mois. Les événements ont été signalés à la police le 25 octobre. C’est sous la pression médiatique, alors que les rumeurs bruissaient « d'une possible violation de la sécurité d'une entreprise non identifiée », que le constructeur avait fini par reconnaître être la cible.

En juin, DSME avait également demandé l'aide de la police pour enquêter sur une autre agression contre ses systèmes. À l'époque, les médias spéculaient sur le fait que la Corée du Nord cherchait à soutirer des informations en lien avec la R&D de DSME sur les sous-marins à propulsion nucléaire alors que le constructeur était sur le point de livrer le premier bâtiment capable de lancer des missiles balistiques.

« Nous avons mis en œuvre les mesures correctives nécessaires et nous proposerons d'autres mesures préventives dès que possible lorsque la cause de l'incident sera révélée », s’est contenté de déclarer DSME. 

La rédaction