L’armateur islandais n'est pas concerné par la vente de ses deux anciens porte-conteneurs Goðafoss et Laxfoss de 1 465 EVP à un chantier de démantèlement non agréé en Inde. Il le plaide suite à un début de polémique créé par un reportage d’une télévision locale.

Le 24 septembre, un reportage diffusé sur la chaîne RÚV en Islande a mis en cause l’armateur du pays, suggérant des pratiques de démantèlement de navires dans des chantiers indiens, contraires au règlement européen, entré en vigueur depuis le 1er janvier 2019, qui rend obligatoire le recyclage des navires battant pavillon européen dans des sites agréés par Bruxelles. Eimskip rejette ces allégations « car la société a respecté toutes les lois et règlements dans le processus de vente. »

En 2017, Eimskip a en effet signé un contrat pour la construction de deux nouveaux navires en Chine dans le but de remplacer les navires Goðafoss et Laxfoss d'une capacité de 1 465 EVP. Les porte-conteneurs ont été alors mis en vente par différents courtiers. Fin 2019, ils ont finalement été vendus et le nouveau propriétaire a repris leur exploitation au début de cette année. Parallèlement à la vente, Eimskip a affrété les navires jusqu'à la livraison prévue des nouveaux bâtiments. En raison de conditions de marché défavorables, les nouveaux fleurons d’Eimskip lui ont été livrés plus tôt que prévu, selon Eimskip.

Recyclage : un contournement des règles ?

« Par la suite, les nouveaux propriétaires ont pris la décision de vendre les navires pour les recycler en Inde. Ce n'était pas la décision d'Eimskip de recycler les navires », a souligné Eimskip. La compagnie inndique n'avoir eu aucune information sur ce rapport avant l'enquête de l'entreprise et « l'agence islandaise de l’Environnement n'a jamais demandé aucun document concernant cette affaire », a ajouté un porte-parole de l’entreprise. 

la rédaction

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